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Projet pilote à l'Université de Montréal

Innovation pour empêcher les étudiants de déprimer

Francis Pilon | Agence QMI

GEN-LUMINOTHERAPIE-UDEM

FRANCIS PILON/24 HEURES/AGENCE QMI

L'Université de Montréal (UdeM) met désormais à la disposition de ses étudiants des lampes de luminothérapie afin de tenter de combattre la dépression saisonnière.

Le manque d’énergie, les troubles du sommeil et les gains de poids sont les principaux symptômes ressentis par ceux qui souffrent de ce syndrome saisonnier.

«Les universités se sont longtemps préoccupées de la santé physique des universitaires, mais avec ce projet de luminothérapie, on s’occupe de la santé mentale aussi », a affirmé Pier-Luc Turcotte, ergothérapeute et étudiant au doctorat en santé communautaire.

Une première

M. Turcotte est d’ailleurs à l’origine de cette innovation qui constitue une première au sein d’un établissement d'enseignement au Québec.

Trois lampes au prix d’environ 250 $ chacune sont à la disposition des étudiants de l’UdeM à l’intérieur des bibliothèques de droit, de mathématiques et d’informatique. Une dose quotidienne de 30 minutes suffit pour combattre les effets de la baisse d’ensoleillement durant la saison hivernale.

«On n’a pas besoin de souffrir de dépression hivernale pour les utiliser, a précisé l’ergothérapeute. Les effets bénéfiques de la luminothérapie ont été prouvés avec plusieurs études. Des médecins prescrivent ce genre de lampes, mais les étudiants précaires n’ont pas nécessairement l’argent pour s’en payer.»

Franc succès

Nathalie Bélanger, chef de bibliothèque de la Faculté de droit, évalue que certains étudiants passent plus de temps à l’université que dans leur résidence principale.

«La bibliothèque, c’est comme la deuxième maison des étudiants, il faut donc s’occuper de leur bien-être mental et de leur environnement», a déclaré Mme Bélanger.

Cette dernière se dit plus que satisfaite des résultats jusqu’à maintenant en se basant sur un sondage qui fait l’unanimité auprès de la communauté universitaire.

Pier-Luc Turcotte espère que ce projet à Montréal donnera envie à d’autres universités de faire comme l’UdeM.

«Quand on y pense, c’est bénéfique pour la santé mentale des étudiants qui vivent énormément de pression, ça donne envie d’aller à la bibliothèque malgré le manque de lumière des lieux et les lampes ne coûtent pas cher pour tout le bénéfice qu’elle apporte à la communauté étudiante», a soutenu l’ergothérapeute de formation.

Ce projet pilote a été créé grâce aux dons des employés des bibliothèques de l’UdeM.