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Stratégie de réorganisation

Prud'homme veut réduire la lourdeur au sein du SPVM

Sarah Daoust-Braun | Agence QMI

Le directeur intérimaire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Martin Prud’homme a confirmé mardi avoir enclenché un grand ménage dans la haute direction du corps policier en abolissant sept postes de hauts gradés.

Pour mettre fin à la lourdeur de la structure administrative, aux guerres de clans et améliorer la communication au sein du corps policier, le chef de police a annoncé l’abolition des postes d’assistants-directeurs. La haute direction passera de 11 cadres à quatre, comme l’avait rapporté en janvier «Le Journal de Montréal».

Ces cadres seront responsables de quatre directions, soit les enquêtes criminelles, la gendarmerie, les services corporatifs et la nouvelle direction des normes professionnelles qui s’occupera du bureau des affaires internes et du service de la promotion.

De passage mardi à l’hôtel de ville pour présenter sa stratégie de redressement, Martin Prud’homme a constaté que la structure administrative du SPVM nuisait aux communications internes et à la gestion opérationnelle, entraînant des pertes d’efficacité et un déséquilibre dans les charges de travail.

Améliorer le climat de travail

Depuis son entrée en poste en décembre, le chef de police a rencontré 1500 membres, dont 200 cadres, et consulté 165 courriels de ses membres pour dresser le portrait du climat à l’intérieur du corps de police. Certains rapportent l’existence de «clans ou de cliques qui affectent le climat et les bonnes relations».

«Le rapport Bouchard a mis en lumière le manque de rigueur, de contrôle, de suivi, de transparence dans la division des affaires internes, a ajouté Martin Prud’homme. Je considère que ces constats sont fondés et que cette unité a perdu la confiance de tous. Sa crédibilité a tellement été remise en question que cela nuit à son fonctionnement.»

Le directeur par intérim a confirmé que ses observations des trois derniers mois corroborent les constats émis par Me Michel Bouchard dans son rapport rendu en public en décembre.

Ce rapport critiquait sévèrement cette division au sein du service de police montréalais et l’ancien chef de police Philippe Pichet, et faisait état d’irrégularités dans la conduite des enquêtes internes.

Martin Prud’homme, à la tête du SPVM pour un mandat d’un an, a toutefois assuré que le service aux citoyens n’a pas été touché et que les policiers restent compétents.

Prochain directeur

«Le Journal» avait appris de diverses sources qu’au cours des dernières semaines, la mairesse Valérie Plante avait approché Me Denis Gallant, actuel inspecteur général de la Ville de Montréal, pour diriger le corps policier à la fin du mandat d’un an de Martin Prud’homme.

Le président de la Commission de la sécurité publique, Alex Norris, a répondu mardi qu’il «serait très prématuré de commencer à donner des noms sur le prochain chef de police». Valérie Plante a affirmé de son côté n’avoir jamais offert de «job» à Me Galland.

- avec la collaboration de Laurence Houde-Roy

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