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Pour ne pas investir dans les armes à feu

Comment «désarmer» son REER

TVA Nouvelles 

Plusieurs Québécois ont investi à leur insu dans des entreprises fabriquant des armes à feu, des munitions ou de l’équipement militaire. À la veille de la date limite pour cotiser à son REER, il est encore possible de modifier et de «désarmer» ses investissements, même si ce n'est pas une tâche facile.

«Je crois qu'une personne de bonne foi choisit des fonds d’investissement qu’on lui recommande, mais ne sait pas toujours ce qu’il y a à l’intérieur», affirme le gestionnaire de fonds Fabien Major, en entrevue au Québec Matin.

Les régimes de retraite, les fonds indiciels ou les fonds communs de placement peuvent contenir des centaines de titres différents. Il est donc difficile d’y distinguer ceux qui sont liés aux armes.

Des fonds vendus en grande quantité au Canada se retrouvent parmi des investisseurs de choix dans des fabricants d’armes. Des millions de Canadiens détiennent notamment des fonds de RBC petite capitalisation, de la TD à faible volatilité ou encore de la TD Croissance mondiale.

Les principales sociétés derrière des millions d’armes en circulation à identifier sont Strurm Ruger & Co, American Outdoor Brands et Vista Outdoor.

Fabien Major indique aussi qu’il faut se méfier d’importants détaillants d’armes tels que WalMart, Cabela’s et Dick’s Sporting Goods.

D’autres compagnies sont également diversifiées. Une compagnie telle que Olin Corporation est connue pour ses produits pour la piscine, mais elle produit également des munitions.

«Je confirme que sans ces titres-là, les fonds sont tout aussi rentables», assure Fabien Major.

Pour «désarmer» son REER, il faut donc contacter un conseiller ou votre institution financière pour demander si vos fonds détiennent des actions de fabricants d’armes ou de grands distributeurs.

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