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Bottes de fourrure

Le froid fait sonner la caisse

Diane Tremblay

 - Agence QMI

Quebec

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

La vague de froid historique qui a traversé le Québec à la fin de décembre dernier a profité au fabricant de bottes de fourrure haut de gamme Shola qui a observé une augmentation des ventes de 20%.

«La vague de froid a été très profitable et les répercussions ont été immédiates», a affirmé Olivier Turmel, directeur de production.

Shola s’apprête à connaître l’une de ses meilleures saisons depuis plusieurs années. Près de 9000 paires de bottes de fourrure seront fabriquées à son atelier de Vallée-Jonction en Beauce.

Très populaires dans les années 1970 et 1980, les bottes de fourrure regagnent du terrain, estime M. Turmel, malgré le prix élevé du produit et les campagnes anti-fourrure qui ont porté un dur coup à l’industrie en général au cours des dernières décennies.

Des meilleures pratiques

Le propriétaire, Jacques Verreault, visite régulièrement ses fournisseurs. L’élevage d’animaux et les pratiques des trappeurs sont encadrés par des normes internationales et sont soigneusement réglementés, assure M. Turmel.

Pour acquérir une paire de bottes Shola, il faut être prêt à débourser entre 360 et 2500 dollars.

Le choix de la fourrure y est pour beaucoup. Contrairement à la croyance populaire, les bottes de fourrure ne sont pas réservées qu’à une clientèle aisée, soutient le directeur de production.

«De plus en plus de jeunes portent nos produits. Leur durée de vie peut facilement dépasser les 10 ans, si on en prend bien soin.»

«On va se l’avouer, ça prend l’argent pour les acheter, mais nos clients sont bien renseignés et ils connaissent bien nos produits.»

En plus de cibler les amateurs de plein air et les travailleurs extérieurs avec sa marque Nakiuk, l’entreprise mise sur le développement de sa gamme Labrasky pour conquérir davantage le marché de la mode.

«Nous avons connu notre meilleure année depuis cinq ou six ans, mais je demeure convaincu que le meilleur reste à venir pour nous, car il y a beaucoup de place sur le marché pour de l’expansion», ajoute M. Turmel qui croit au potentiel de l’entreprise familiale.

Des ventes sur Amazon

Signe des temps, Shola vend sur Amazon. Des bottes en coyote se détaillent 627 dollars, en castor 638 dollars et en phoque 518 dollars.

«Les résultats sur Amazon sont surprenants. On ne s’y attendait pas. C’est quand même complexe vendre des bottes de fourrure sur internet. C’est très cher pour un achat en ligne. Cela a permis de faire connaître nos modèles», a ajouté M. Turmel.

«On a vendu une paire au Nunavut grâce à Amazon», souligne-t-il.

L’entreprise beauceronne est en pourparlers avec un distributeur pour développer les marchés de la Suède, du Danemark, de la Norvège, de la Russie et du Japon. «Le processus est enclenché», explique M. Turmel.

Face à la concurrence de la Chine, l’entreprise a délaissé, en 2005, le marché des bottes de travail pour se concentrer sur les bottes en fourrure.

«On a décidé de changer l’orientation de la compagnie pour mettre notre énergie ailleurs.»

L’histoire de cette entreprise débute en 1971 lorsque Jacques Verreault joint les Entreprises J.M. Nadeau & fils, de Saint-Bernard. M. Verreault a racheté les actifs de la compagnie en 1998 pour continuer sa route avec de nouveaux investisseurs en créant la compagnie Vercorp qui est devenue Shola par la suite.

Les produits du fabricant sont distribués dans une centaine de points de vente au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Outre des bottes, Shola fabrique aussi des mitaines en fourrure.

La compagnie

Domaine d’affaires: fabricant de bottes de fourrure haut de gamme

Propriétaires actuels: Jacques Verreault et sa conjointe, Lynda Cloutier

Nombre d’employés: 9 à 15

Siège social: Vallée-Jonction

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