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Rimouski

Les congés de maladie explosent à la Commission scolaire des Phares

Simon Gamache Fortin | TVA Nouvelles

 - 24 Heures

Le nombre de congés de maladie a explosé à la Commission scolaire des Phares de Rimouski en un an. Les journées perdues en assurance salaire ont augmenté de 41 % entre les années scolaires 2015-2016 et 2016-2017.

Pour la présente année scolaire, la tendance de l'an dernier devrait se poursuivre. Il y a de nombreux facteurs qui peuvent expliquer ces chiffres obtenus par TVA Nouvelles.

Pour la Commission scolaire des Phares, il s'agit du retour du balancier après plusieurs années de stabilité avec le taux d'absentéisme pour cause de maladie. Il faut dire que 8193 jours ont été perdus en assurance salaire pour l'année scolaire 2015-2016, l'un des plus bas taux des dernières années.

Le régime d'assurance prend effet après cinq jours consécutifs de congé de maladie.

En situation de pénurie de main-d'œuvre, remplacer les absences peut causer des maux de tête à la direction, mais ajoute de la pression sur le personnel qui demeure en poste.

«Ça créer une certaine pression, oui sur le recrutement, mais aussi sur le service qui est offert à l'intérieur des écoles. Lorsqu'on se retrouve, par exemple, sans secrétaire pendant une semaine ou deux ou encore en classe quand on se retrouve sans éducatrice spécialisée. Ça crée effectivement de la pression sur le personnel qui est touché par ces absences-là», explique Rock Bouffard, directeur du service des ressources humaines à la Commission scolaire des Phares.

Chez les enseignants, le nombre de jours perdus en assurance salaire a augmenté de près de 47 % entre les années scolaires 2015-2016 et 2016-2017.

Pour le Syndicat des enseignants de la Mitis (SERM), on croit que cette hausse pourrait, entre autres, s’expliquer par les coupes dans le personnel de soutien et professionnel des dernières années qui ont augmenté la charge de travail des enseignants.

« À première vue comme ça, on l’interprète comme une des répercussions où les enseignants se sont retrouvés avec beaucoup moins de service disponible pour les élèves en difficulté. On a vécu probablement des situations d’épuisement en nombre plus important que ce qu’on avait vu dans les années auparavant», a dit la présidente du syndicat, Martine Cliche.

La Commission scolaire remarque une hausse plus marquée de l'absentéisme chez les employés de soutien principalement au secteur des services aux élèves. Il s’agit d’emploi comme d’éducatrices en service de garde ou éducatrices spécialisées. La Commission scolaire tente donc d’identifier des problématiques particulières à ces domaines.