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Multiples épisodes de redoux et de gel

Les nids-de-poule déjà en train d’envahir les rues

Nicolas Lachance

 - Agence QMI

Les multiples épisodes de redoux et de gel coûteront une fortune aux villes et aux automobilistes cette année, alors que les nids-de-poule envahissent déjà les chaussées québécoises.

Gel, dégel, gel, dégel... le réseau routier de la grande région de Québec et du reste de la province est mis à mal. En quelques semaines, les températures ont passablement varié, causant de l’infiltration d’eau dans les fissures des routes et créant d’énormes nids-de-poule.

«C’est sûr que ça n’aide pas et que les nids-de-poule apparaissent», a dénoncé le porte-parole du CAA-Québec, Pierre-Olivier Fortin, soulignant que ce dégel précoce n’augure rien de bon pour nos routes ce printemps. «Quand c’est bon pour le sirop d’érable, ce n’est pas bon pour les routes. Les cycles de gel et de dégel, les routes n’aiment pas.»

Le CAA soutient qu’avec plus de 4 milliards de dollars de taxes et impôts payés en frais hivernaux par les automobilistes tous les ans, ils «sont en droit de s’attendre à un réseau routier sécuritaire et de qualité».

Trop coûteux

M. Fortin mentionne que les investissements du gouvernement du Québec ne sont pas assez généreux, principalement pour les petites municipalités qui peinent à régler leur problème de nids-de-poule en raison des frais croissants qu’elles portent sur leurs épaules.

Le CAA réitère que le Programme d’aide à l’entretien du réseau routier local n’a pas augmenté depuis 1993, ce qui a été vivement critiqué par la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

Par ailleurs, les montants liés aux bris des automobiles pourraient aussi subir une hausse avec ce printemps hâtif. Chaque année, selon le CAA, c’est plus d’un milliard de dollars en réparations automobiles.

Aline Albert, propriétaire de l’entreprise OK Pneus à Laval, souligne que les propriétaires d’automobiles sont déjà exaspérés, signalant que les voitures brisées en raison des nids-de-poule envahissent les garages.

«Il y a vraiment beaucoup de gens qui se présentent avec des problèmes de roues ou de pneus qui ont éclaté dans les nids-de-poule, a-t-elle relaté. Et ça fait juste commencer.»

Actif à l’année

La Ville de Québec convient que la température chaude des derniers jours met la table à cette saison des nids-de-poule.

«C’est sûr que la saison la plus forte est en ce moment», a indiqué Wendy Whittom, la porte-parole de la Ville de Québec, précisant que tous les jours, des employés réparent les crevasses.

La Ville de Québec mentionne qu’elle a l’œil sur les nids-de-poule durant toute l’année et procède à des colmatages à tout moment. Le nombre de signalements de nids-de-poule est en baisse pour les mois de janvier et février 2018. «Il s’agit d’un des effets de l’opération massive d’asphaltage», dit Mme Whittom.

Rappelons qu’encore cette année, le CAA-Québec revient avec sa campagne de la «pire route du Québec». «On fait ça lorsque la neige a fondu et que tu voies l’ampleur du désastre», a précisé M. Fortin.

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