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Malgré un salaire moins élevé

Une famille de Victo dépense 13 552$ de moins qu'à Montréal

Caroline Lepage | Agence QMI

Caroline Lepage

Même avec un salaire moins élevé, il reste plus d’argent dans les poches des citoyens de Victoriaville que des gens de Montréal et sa banlieue, révèle une étude.

Un couple avec enfants de Victoriaville dépense 13 552 $ de moins par an en frais de logement, transport, loisirs et alimentation qu’une famille qui habite à Montréal. En contrepartie, cette dernière reçoit des revenus supérieurs de 10 472 $.

La famille moyenne de Victoriaville finit donc l’année avec 3080 $ de plus dans ses poches, malgré un salaire moins élevé.

«C’est de l’argent disponible pour faire autre chose», commente Éric Pinette, agent de migration au Carrefour jeunesse-emploi (CJE) d’Arthabaska, qui a mené cette étude comparative sur les coûts de la vie, avec la Ville de Victoriaville.

Ramener les jeunes

La ville du Centre-du-Québec de 45 000 habitants a réalisé cette étude afin de convaincre les jeunes d’aller s’y installer dans le contexte de pénurie de main-d’oeuvre.

«On est en compétition avec les autres régions», souligne le maire de Victoriaville, André Bellavance, qui explique que le salaire ne devrait pas être le seul critère pris en compte pour choisir de s’installer à un endroit.

Maisons trois fois moins cher

La grande différence se situe au niveau des dépenses liées au logement.

En 2016, une maison familiale valait 168 755 $ à Victoriaville, contre 497 600 $ à Montréal.

«Ça coûte trois fois le prix à Montréal», insiste M. Pinette.

Le coût mensuel d’un 4 1/2 est d’environ 525 $ à Victoriaville contre 812 $ à Montréal.

Victoriaville ne compte pas d’universités et de centres technologiques, ce qui explique les revenus un peu plus faibles.

Médecin

En plus d’avoir moins de dépenses, les Victoriavillois ont accès plus facilement à un médecin de famille et attendent deux fois moins longtemps à l’urgence.

Si les jeunes des régions sont portés à migrer vers les grands centres pour étudier, Victoriaville accueille désormais davantage de «25 ans et plus» qu’elle en perd. Toutefois, le vieillissement de la population fait en sorte que les 20 à 49 ans, qui représentaient presque la moitié des habitants en 2001, ne forme que le tiers de la population. Cela se traduit par moins de travailleurs.

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