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Colombie-Britannique

Le député qui a invité l'extrémiste Jaspal Atwal nuance son rôle

Agence QMI

Le député libéral Randeep Sarai

Tirée de Twitter

Le député libéral Randeep Sarai

Le député libéral Randeep Sarai, qui avait reconnu sa responsabilité la semaine dernière relativement à la controverse entourant l’invitation faite à un extrémiste sikh durant la tournée de Justin Trudeau en Inde, a précisé son rôle dans cette affaire vendredi, de retour dans sa circonscription.

Dans une entrevue qu’il a accordée au journal local «Surrey Now-Leader», M. Sarai a affirmé qu’il n’avait pas invité Jaspal Atwal personnellement. «Tout ce qu’on a fait c’est de transférer [les intentions] de n’importe qui qui voulait participer qui avait exprimé son intérêt au bureau. Nous avons transféré ces noms. Les gens étaient excités, les gens appelaient au bureau, il y avait 25 ou 30 noms qui venaient de différentes industries et nous avons transmis ces noms.»

«Je n’ai pas invité la personne», a dit le député, faisant référence à Jaspal Atwal, un homme qui a été reconnu coupable de tentative sur la personne d’un ministre indien en visite en Colombie-Britannique au milieu des années 1980 et qui est apparu au cours de la viste de Justin Trudeau en Inde le mois dernier.

Selon le «Surrey Now-Leader», la demande qui a fait en sorte que Jaspal Atwal a été invité a été faite au bureau de comté du député, à Surrey. «C’était n’importe qui qui exprimait son intérêt au bureau de la circonscription. Nous avons transmis ces noms.»

Randeep Sarai a ajouté que malgré le passé de Jaspal Atwal, il n’avait pas reconnu le nom de ce dernier. «J’avais 11 ans et je suis le plus âgé parmi mon personnel. Tous les autres sont dans le début de la vingtaine. Nous aurions dû filtrer mieux, nous aurions dû être plus rigoureux. Au lieu de faire ça, nous étions pas mal préoccupés à m’organiser moi-même, pour ma participation à la visite, et j’ai juste transmis les noms que j’avais reçus.»

M. Sarai a répété au journal qu’il assumait «l’entière responsabilité» et qu’il «aurait dû mieux agir», soit des excuses qu’il avait déjà faites au moment où la controverse a éclaté lorsqu’il a été su que Jaspal Atwal avait été invité à une cérémonie organisée par le Haut-Commissariat du Canada à New Delhi à l’occasion de la visite du premier ministre Trudeau.

Plus tôt cette semaine, après une rencontre avec le premier ministre Trudeau, qui avait promis de rencontrer son député à son retour au Canada après l’épisode embarrassant survenu en Inde, le député Sarai a annoncé sur Twitter qu’il démissionnait de son rôle de président du caucus libéral du Pacifique, une tâche qu’il effectuait bénévolement depuis octobre 2016. Il s’était encore une fois excusé pour l’affaire de New Delhi, dans son message sur Twitter, promettant de faire preuve de «meilleur jugement» dans l’avenir.

Il a ajouté dans son entrevue avec le journal de Surrey qu’il n’avait pas l’intention de démissionner de son poste de député malgré des demandes en ce sens entendues depuis la semaine dernière.

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