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Chronique de Richard Martineau

Le «no-fault» doit être rénové

TVA Nouvelles

***Voyez la chronique de Richard Martineau dans son intégralité dans la vidéo ci-dessus***

L’assurance sans égard à la responsabilité sur les routes du Québec est née le 1er mars 1978, et célèbre donc cette année ses 40 ans d’existence.

Si le régime du no-fault a certainement plusieurs bénéfices pour les usagers de la route, Richard Martineau, dans le cadre de sa chronique «Réveillez-Vous» diffusée au Québec Matin, croit fermement qu’il a besoin d’être rénové.

«Avant lorsque vous aviez un accident d’auto, et que vous étiez blessés, vous pouviez poursuivre l’automobiliste responsable. Certains automobilistes n’étaient pas solvables, certains n’avaient pas d’assurances... Aujourd’hui c’est le gouvernement qui indemnise. Ça, c’est le bon côté», explique le chroniqueur.

Malheureusement, le régime du «no-fault» a également fait place à certains dérapages au fil des années.

«On indemnise à peu près tout le monde. Vous êtes complètement ‘’paf’’ au volant, vous foncez sur une autre auto, vous tuez l’autre automobiliste, vous êtes blessé? La SAAQ vous indemnise», dénonce Richard Martineau.

Même les voleurs, criminels ou délinquants de la route qui en commentant leurs actes criminels causent des accidents reçoivent des prestations, une anomalie, clame le chroniqueur.

«Ça ne fait pas de sens (...) Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas là-dedans.»

Sans jeter ce régime aux poubelles, le commentateur croit qu’une révision du «no-fault» est nécessaire.