/news/culture

Concept télé

«The Voice»: un monde de possibilités

Samuel Pradier

 - Agence QMI

COURTOISIE OSA Images

Le concept télévisuel de «The Voice» compte parmi les plus populaires à travers le monde, avec des adaptations dans plus de 50 pays sur tous les continents. Chaque version a toutefois son originalité, que ce soit par le design des fauteuils, le choix des coachs ou les artistes qui se présentent aux auditions à l’aveugle.

Plus de 500 millions de téléspectateurs à travers le monde ont déjà regardé une version de «The Voice», que ce soit aux Philippines, au Mexique, en Azerbaïdjan ou en Chine. L’essentiel du concept original, inventé en 2010 par le Néerlandais John de Mol, est toujours respecté, soit les auditions à l’aveugle, les quatre coachs dans des chaises pivotantes, la couleur rouge omniprésente, les duels et les directs. Chaque producteur a néanmoins une marge de manoeuvre pour adapter l’émission afin qu’elle colle davantage aux habitudes locales.

«The Voice of Afghanistan» a opté pour des fauteuils rouges plus rudimentaires que ceux que l’on retrouve ailleurs dans le monde. Alors que le pays est toujours en guerre contre les talibans, l’émission offre la possibilité à des chanteurs amateurs de venir montrer leurs talents à la télévision. Les chansons des candidats ressemblent davantage à des chansons traditionnelles, on n’est pas dans les standards de la pop occidentale, même s’il y a parfois un rappeur ou une chanteuse à voix qui tentent leur chance. D’ailleurs, durant le visionnement des auditions à l’aveugle de la seconde saison, nous avons constaté que seulement deux femmes se sont présentées. Une des coachs est pourtant Freshta Sama, une grande chanteuse qui fait une carrière internationale.

Territoires élargis

Hormis l’Afrique du Sud, aucun pays africain n’offre de version locale de l’émission. Par contre, la chaîne panafricaine VoxAfrica a lancé, il y a deux ans, «The Voice Afrique francophone» qui s’adresse aux chanteurs amateurs de 16 pays d’Afrique francophone. L’émission, dont un des coachs est le célèbre chanteur Lokua Kanza, réunit en moyenne près de 20 millions de téléspectateurs. Pamela Baketana, la gagnante de la première saison, est actuellement en studio après avoir signé un contrat avec Universal Music.

Pour les pays arabes du Moyen-Orient et nord-africains, la chaîne MBC diffuse« The Voice of Arabia» à travers vingt-deux pays. Uniquement en langue arabe, le concept garde les mêmes codes et les mêmes étapes que partout dans le monde. L’originalité est que les candidats sont autant habillés en costume traditionnel qu’en tenue occidentalisée. Mais contrairement à la version afghane, il y a autant de femmes (voilées ou non) que d’hommes parmi les candidats.

Quatre pays

Chaque pays recrute ses coachs parmi les vedettes locales. Quelques stars internationales, comme Garou, ont eu la chance d’occuper un fauteuil rouge dans plus d’une adaptation de «The Voice». Quelques candidats ont aussi pu cumuler les expériences dans différentes versions. Actuellement, deux candidats de «La Voix» au Québec, Simon Morin et Ryan Kennedy, font partie de la nouvelle saison française de «The Voice».

Le chanteur russo-belge Pierre Edel a réussi l’exploit de participer à quatre versions de l’émission. Éliminé de l’équipe de Garou, lors des quarts de finale, à «The Voice France», il a ensuite participé à «Golos» (version russe de l’émission) où il a encore échoué aux quarts de finale. Le chanteur de 26 ans s’est retrouvé, l’année suivante, dans la version ukrainienne, avant de réapparaitre, cette saison, à «The Voice Belgique». Un exemple de persévérance.