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Crise au Bloc québécois

«Je n’abandonne pas», clame Martine Ouellet

Agence QMI

Forte de l’appui du bureau national, la chef du Bloc québécois Martine Ouellet a assuré qu’elle compte demeurer en poste à la tête de la formation souverainiste et que la porte est toujours ouverte aux députés démissionnaires.

Écoutez l'entrevue complète ci-dessus

«Je ne démissionne pas. Je n’abandonne pas. J’ai reçu un mandat et je suis là pour les militants», a clamé Mme Ouellet lors d’une entrevue sur les ondes de LCN, dimanche. La veille, le bureau national a affirmé son appui à la chef, au terme d’une rencontre d’environ sept heures tenue à Montréal.

Mercredi dernier, sept des dix députés du Bloc ont annoncé leur démission en dénonçant le leadership de Mme Ouellet et en affirmant qu’ils ne reviendraient pas au parti tant qu’elle en serait la chef.

«J’ai déposé sur la table une proposition mercredi aux députés qui ont démissionné sur des aménagements au niveau du fonctionnement, [...] avec même des propositions de médiation. Ils n’ont même pas pris la peine de les regarder», a déploré la principale intéressée, en revenant sur les événements des derniers jours.

Mme Ouellet a soutenu avoir tenté de discuter avec les parlementaires démissionnaires, sans succès. «Je les ai rencontrés. Certains, j’ai même essayé de les rejoindre. Je n’ai même pas eu de retour d’appel. Oui, l’ouverture, elle est là. Au bureau national, on les a invités à venir échanger. Ils ont refusé l’invitation», a expliqué la politicienne, qui maintient que «la porte est toujours ouverte» si les députés souhaitent retourner dans les rangs du Bloc.

Martine Ouellet a aussi déploré avoir été victime «d’attaques personnelles» et de «calomnie» au cours de la dernière semaine. «Je pense que les gens devraient faire un peu attention sur les attaques personnelles, parce qu’un moment donné, ça va trop loin», a-t-elle fait valoir.

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