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Santé et services sociaux

Des organismes réclament un réinvestissement pour les personnes handicapées

Nadia Lemieux | Agence QMI

 - Agence QMI

Disabled man on a wheelchair

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Un regroupement d’organismes œuvrant auprès de personnes en situation de handicap réclame un réinvestissement majeur en santé et services sociaux, déplorant que l’offre et la qualité des soins se détériorent depuis 20 ans.

Le Mouvement des personnes handicapées pour l’accès aux services (PHAS) a lancé lundi la campagne «Nous sommes et nous voulons»«

Jusqu’en juin, une douzaine d’actions auront lieu pour attirer l’attention des partis politiques en vue des élections de cet automne. La première d'entre elles, une marche festive, a eu lieu lundi.

Le coordonnateur au Mouvement PHAS, Mathieu Francoeur, a expliqué que les services aux personnes handicapées étaient victimes d’un sous-financement chronique.

«Il y a de plus en plus de gens qui ont des besoins et de moins en moins de moyens puisqu’il y a eu beaucoup de compressions, a-t-il fait valoir. Il y a des gens qui sont sur des listes d’attente pour des places d’hébergement depuis des années!»

Soutien à domicile affecté

Des personnes handicapées qui devraient avoir 35 heures de soins à domicile par semaine, selon l’évaluation d’un travailleur social, en ont parfois aussi peu que 15, a donné en exemple M. Francoeur. «Ils ne peuvent plus sortir de chez eux. Ça crée de l’isolement et ça coupe dans les activités», a-t-il déploré.

La membre fondatrice de l’organisme Rêvanous et mère d’une adulte atteinte d’autisme, Marjolaine St-Jules, a noté que la qualité des soins à domicile ne cesse de se détériorer.

«[Les coupures] entrainent de l’épuisement professionnel et un roulement de personnel épouvantable, ce qui fait que les liens de confiance entre l’intervenant et l’adulte [handicapé] sont constamment à recommencer.»

Pas de répit pour les familles

Par manque de soutien aux familles, a mentionné M. Francoeur, des parents doivent souvent faire de grands sacrifices.

«Souvent, des parents vont manquer du travail ou un des deux parents va quitter son travail pour être en maladie ou être en congé sans solde pour pouvoir s’occuper des enfants.»

Marie-Josée Dodier s’inquiète que l’organisme la Gang à Rambrou, que son fils atteint de déficience intellectuelle fréquente, soit appelé à fermer par manque de financement.

«C’est très important qu’on puisse avoir plus d’argent pour que ce service-là continue, a-t-elle dit. Si ça ferme, il y a une cinquantaine de parents qui vont peut-être devoir arrêter de travailler, donc ça fait des familles handicapées.»

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