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Film de Denis Villeneuve

Deux Oscars pour «Blade Runner 2049»

Maxiem Demers | Journal de Montréal

Le cinéaste québécois Denis Villeneuve a de nouveau brillé aux Oscars dimanche soir alors que son film Blade Runner 2049 a remporté les prix de la meilleure direction photo et des meilleurs effets visuels. C’est le drame fantastique La forme de l’eau du réalisateur mexicain Guillermo del Toro qui a été sacré meilleur film.

Nommé pour cinq prix, Blade Runner 2049 aura donc terminé la soirée avec une récolte de deux Oscars. C’est la seconde année d’affilée que Denis Villeneuve voit un de ses films être récompensé aux Oscars, après que son drame de science-fiction L’Arrivée eut remporté l’an passé le prix du meilleur montage sonore (remis au Québécois Sylvain Bellemare).

 

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« Thank you, Denis Villeneuve! » a lancé le superviseur des effets visuels de Blade Runner 2049 John Nelson, en allant chercher l’Oscar sur scène en compagnie de Paul Lambert, Richard R. Hoover et Gerd Nefzer.

« For all my friends in Montreal, this is for you. Merci beaucoup ! » a ensuite ajouté Richard R. Hoover, du studio montréalais Framestore. D’autres studios qui ont travaillé sur les effets visuels du film, dont la compagnie québécoise Rodeo FX, ont également été mentionnés pendant le discours de remerciements.

Recevant enfin le premier Oscar de sa carrière après avoir été nommé à 14 reprises, le réputé directeur photo britannique Roger Deakins a aussi remercié Villeneuve en allant cueillir son prix sur scène. Blade Runner 2049 est la troisième collaboration entre Deakins et Villeneuve, après Prisonniers et Sicario.

«Une des choses que j’apprécie le plus dans mon travail, ce sont les gens avec qui je travaille. C’est un travail d’équipe», a-t-il souligné après avoir reçu une ovation bien méritée.

Quatre prix pour La forme de l’eau

Le grand gagnant de la soirée a été sans contredit le drame fantastique La forme de l’eau du cinéaste mexicain Guillermo del Toro, qui a raflé quatre Oscars dont ceux du meilleur film et de la meilleure réalisation.

Fait amusant : l’Oscar du meilleur film a été remis une fois de plus par Faye Dunaway et Warren Beatty, qui avaient malencontreusement annoncé le mauvais gagnant l’an passé à cause d’une erreur d’enveloppe. Les deux légendes hollywoodiennes se sont prêtées au jeu avec beaucoup d’autodérision.

Le film Trois affiches tout près d’Ebbing, Missouri a aussi fait belle figure en décrochant les Oscars du meilleur acteur de soutien (Sam Rockwell) et de la meilleure actrice (Frances McDormand).

Gary Oldman a remporté le premier Oscar de sa carrière, celui du meilleur acteur, pour son interprétation de l’ex-premier ministre Winston Churchill dans L’heure la plus sombre. Allison Janney est quant à elle repartie avec l’Oscar de la meilleure actrice de soutien, pour son rôle dans Moi, Tonya.

Le film de guerre Dunkerque de Christopher Nolan s’est aussi illustré en récoltant trois Oscars : meilleur montage sonore, meilleur mixage sonore et meilleur montage.

Efficace Kimmel

Pour sa seconde année à la barre du gala, l’animateur Jimmy Kimmel a encore été à la hauteur. À la fois mordant et pertinent, son monologue d’introduction a été impeccable. D’entrée de jeu, Kimmel est revenu sur la mémorable bourde de l’an passé alors qu’une erreur d’enveloppes avait fait en sorte que l’Oscar du meilleur film avait été remis sur scène à l’équipe du mauvais film. « Ce sont les comptables responsables des enveloppes qui ont voulu faire de l’humour », a expliqué à la blague Kimmel.

L’animateur de 50 ans a aussi réussi à faire rire la salle en abordant plusieurs des sujets de l’heure à Hollywood, comme l’affaire Harvey Weinstein, le mouvement #MoiAussi, les problèmes d’égalité salariale et de diversité culturelle.

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