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Lanaudière

Demande d’action collective contre un centre de paintball

Antoine Lacroix | Agence QMI

Une demande pour exercer une action collective a été déposée contre un centre de paintball de Lanaudière à qui on reproche d’organiser des concours trompeurs.

« Les tirages organisés par Bigfoot Paintball, c’est un leurre pour amener les gens à dépenser de l’argent dans leur établissement. On leur fait croire qu’ils gagnent une entrée gratuite, mais il n’en est rien », fait valoir l’avocat au dossier, Philippe Larochelle. Il représente Kathy Poulin, qui estime avoir été flouée dans cette affaire.

Les faits reprochés par Mme Poulin remontent à l’été 2017. Après avoir remporté un concours, on lui a annoncé qu’elle a gagné « 12 entrées gratuites ».

On lui demande de réserver une date en exigeant un dépôt de 30 $ non remboursable par personne. On lui mentionne que les 30 $ pourront être crédités sur place pour se procurer des items de paintball, comme les balles, qui n’étaient pas incluses dans le forfait remporté.

Le propriétaire de l’établissement de Saint-Alphonse-Rodriguez, François Gagnon, se défend de toutes les allégations et déplore qu’il soit « obligé de se défendre contre des choses complètement fausses et mensongères ».

Rambo II

L’activité a lieu en novembre dernier. Selon les faits relatés dans la demande, c’est seulement rendu sur place, à une centaine de kilomètres de Montréal, qu’on aurait proposé aux gens d’acheter le forfait intitulé « Rambo II » au coût de 119 $, « pour profiter pleinement de leur journée ».

« Les personnes présentes étaient dissuadées [...] de prendre des forfaits moins dispendieux », peut-on lire.

Enregistrements

« Nous allons réfuter les allégations une par une. Nous avons des enregistrements des conversations téléphoniques, des preuves écrites ou signées par madame. Elle n’a jamais été forcée d’acheter le forfait. Des factures prouvent que des personnes de son groupe n’ont même pas pris ça », soutient François Gagnon.

Bigfoot Paintball a été déclarée coupable d’avoir utilisé un prétexte pour solliciter une vente par l’Office de la protection du consommateur pour des gestes commis en 2011 et 2012.

Avant d’aller de l’avant, la demande d’action collective doit être autorisée par un juge. Me Larochelle invite les clients qui s’estiment lésés à aller s’inscrire sur le site internet larochelleavocats.com/actions-collectives/bigfoot-paintball/.

– Avec Michaël Nguyen