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Québec

Il attaque son ex-conjointe avec un couteau et tente de s’enlever la vie

Kathleen Frenette | Agence QMI

C’est devant l’un de ses jeunes enfants qu’un père de famille a tenté de s’enlever la vie après qu’il eut frappé à quatre reprises son ancienne conjointe avec un couteau de style Rambo.

En décembre 2017, un homme de 36 ans que l’on ne peut nommer pour protéger l’identité de la victime a plaidé coupable à des accusations d’agression sexuelle armée, de voies de fait graves et de séquestration.

Un an auparavant, l’homme et sa victime qui faisaient vie commune depuis quatre ans ont choisi de mettre un terme à leur union de laquelle était issu un enfant et dont un autre était sur le point de venir au monde.

Au cours de l’automne, à deux reprises, l’homme avait été violent, mais le 17 décembre 2016, la violence a atteint son apogée lorsque la jeune mère de famille qui venait d’accoucher s’est présentée à la résidence familiale pour y faire ses boîtes.

«Je suis entrée dans la salle de lavage et il a fermé la porte. Il avait un couteau dans les mains, pantalons et boxers baissés et il m’a demandé de le sucer», a raconté la jeune femme, mardi, dans le cadre des représentations sur la peine.

Profitant d’une seconde d’inattention, la jeune femme a tenté de fuir pendant que derrière la porte, son enfant pleurait.

«Il m’a rattrapée, agrippée par les cheveux puis projetée au sol. Il disait qu’il allait me piquer, me percer», a-t-elle dit en retenant difficilement ses larmes. À quatre reprises, elle a été atteinte par le couteau.

Après avoir réussi à prendre la fuite, la jeune mère est montée à l’étage, son enfant dans les bras.

«Il a alors dit: “Oh, mon Dieu, qu’est-ce que je viens de faire?” Puis il s’est ouvert les veines en m’obligeant à le regarder.» Après s’être mutilé, l’homme est tombé inconscient au sol.

«Mon bébé était dans son moïse. Pour pouvoir le rejoindre, je devais passer à côté de mon ancien conjoint... mais comme je ne savais pas s’il était vraiment inconscient ou s’il faisait semblant, j’ai choisi de laisser mon bébé dans la maison pour sortir chercher de l’aide avec mon plus vieux dans les bras», a-t-elle laissé tomber, visiblement ébranlée.

Comme la poursuivante, Me Geneviève Corriveau, réclame une peine de pénitencier variant de quatre ans et demi à cinq ans et que l’avocat de défense, Me Jean-Philippe Lanthier, demande «temps fait» puisque son client est détenu depuis son arrestation, le juge Pierre Rousseau a pris le tout en délibéré et rendra sa sentence le 22 mars prochain.