/news/society

Taux de survie de 8%

Lueur d’espoir dans le traitement du cancer du pancréas

TVA Nouvelles

Le cancer du pancréas est l’un des plus meurtriers au Canada. Environ 8% des personnes qui ont un diagnostic du cancer du pancréas y survivent.  

Au Canada, l'an passé, 5550 personnes ont reçu un diagnostic de cancer du pancréas. Il y a eu 4800 décès. Ce type de cancer est foudroyant, il apparaît subitement, et ne laisse que peu de chances aux personnes atteintes.  Une nouvelle étude menée par le Dr George Zogopoulos, spécialiste de la chirurgie pancréatique et scientifique à l'Institut de recherche du CUSM, et des collègues canadiens, pourrait toutefois changer la donne.

Les médecins du CUSM tentent d’améliorer le taux de survie des gens touchés par ce cancer qui est parfois causé par une mutation génétique de l’ADN.

Ce sont des chercheurs américains de l’Université de recherche John Hopkins à Baltimore qui ont d’abord découvert cette mutation génétique.

capture d'écran | TVA Nouvelles

capture d'écran | TVA Nouvelles

 

Ils ont notamment montré que la mutation était plus présente chez les canadiens-français (8%) que dans la population en général (5%).

Richard Beauchamp a lui-même été touché par le cancer du pancréas. Les médecins lui ont d’abord découvert une tumeur inopérable sur le pancréas.

«On m’a dit que j’avais une tumeur assez considérable au pancréas, et que cette tumeur elle était inopérable», raconte le patient en entrevue à TVA Nouvelles.

Grâce à des tests d’ADN, les chercheurs ont découvert que son cancer était causé par une mutation génétique.

Après quelques mois de chimiothérapie, la tumeur a fondu de moitié. «Ce qui a permis de m’opérer», ajoute le patient.

Après l’opération, d’autres traitements de chimiothérapie et de radiothérapie ont suivi.

Richard Beauchamp n’a plus de pancréas, mais fonctionne normalement, et surtout, il a survécu.

Le cancer a complètement disparu depuis son opération.

Puisque son cancer a été  causé par une mutation génétique, les membres de sa famille sont également suivis de très près par les médecins.

Ils participent à l’étude des chercheurs du CUSM pour améliorer la longévité des gens atteints du cancer du pancréas.

Le CUSM recommande un dépistage des mutations génétiques. Ceux qui sont touchés risquent cinq fois plus que les autres d'avoir un cancer du pancréas.