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Entrevue exclusive avec Serge Godin

CGI prévoit 72 000 embauches d’ici 10 ans

Pierre-Olivier Zappa | TVA Nouvelles

Le géant québécois des services technologiques CGI prévoit doubler sa taille d’ici 2028. La pénurie de main-d’œuvre n’inquiète pas Serge Godin, président exécutif du conseil. «Ça n’a jamais été aussi vibrant!», a-t-il confié dans un entretien exclusif accordé à TVA Nouvelles.

Implantée dans une quarantaine de pays, la multinationale québécoise compte sur les démarches de ses propres employés pour recruter 72 000 personnes. «On demande à nos employés d’être la courroie. Si chacun recrute une personne, ça va doubler l’entreprise, révèle M. Godin. On leur demande de contacter d’anciens collègues de classe par exemple.»

Une stratégie qui permet, selon lui, de dénicher des professionnels de talent et de confiance.

 

Le dirigeant de CGI estime que son entreprise devra croître rapidement pour répondre aux besoins technologiques des entreprises et des gouvernements. Les défis traversent tous les secteurs d’activités de l’entreprise, de la santé aux industries pétrolières. «Il ne faut pas penser que le numérique n’arrivera pas vite. Ça arrive très vite, et aucun secteur ne sera épargné.»

Le géant québécois a les moyens de ses ambitions, et il n’hésitera pas à acquérir de nouvelles entreprises pour assurer son développement. «Disons que les choses vont très bien», s’exclame Serge Godin. À ce jour, la capacité d’acquisition de CGI avoisine les 8 milliards de dollars, estiment les analystes.

Pas de retraite pour Serge Godin

À 68 ans, et avec une fortune évaluée à plus de 2 milliards $, le fondateur de CGI refuse d’envisager la retraite. «Je travaille toujours auprès des clients sur certains dossiers, confie le passionné de codage informatique. J’ai toujours dit, en badinant, que le mot “retraite” est à une lettre du mot “traitre”!»

M. Godin se présente chaque jour au boulot, la plupart du temps au siège social de l’entreprise à Montréal. S’il entend demeurer actif, il peut compter sur une relève bien en place. Sa fille Julie occupe aujourd’hui le poste de vice-présidente. «C’est une fille brillante qui travaille très fort!», souligne son père.

 

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