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Montréal

Le directeur du SPVM choisit son état-major

Éric Thibault | Agence QMI

Archives/Agence QMI

Le chef du SPVM, Martin Prud’homme, a déniché ses quatre nouveaux adjoints et confié à une femme la tâche de redresser la situation aux affaires internes du corps policier.

Line Carbonneau, une ancienne haute dirigeante de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), s’est vu confier les rênes de la nouvelle division des normes professionnelles au SPVM.

La retraitée de la police fédérale a accepté un contrat de deux ans afin d’assurer la transition à la tête des affaires internes, dont les activités sont paralysées depuis près d’un an mais où l’on se prépare à reprendre le travail.

2 femmes et 2 hommes

Une autre femme, Simonetta Barth, qui occupait déjà un poste de directrice adjointe du SPVM depuis l’été dernier, a été reconfirmée dans ses fonctions. Elle sera responsable de la division des services corporatifs.

M. Prud’homme a confié la direction de la gendarmerie et des opérations à Dominique Harvey, l’ancien patron de la division Sud du corps policier.

Le chef s’est également tourné vers son ancienne organisation, la Sûreté du Québec, pour y recruter son nouveau responsable de la division des enquêtes.

Sylvain Caron, qui s’était déjà acquitté de cette tâche à la SQ, a accepté d’occuper ce poste au cours des deux prochaines années, tout comme la directrice-adjointe Carbonneau.

La nomination de ces quatre directeurs adjoints a été entérinée par le comité exécutif de la Ville de Montréal mercredi.

Ménage et confiance

En janvier, Martin Prud’homme avait annoncé l’abolition des sept postes d’assistants-directeurs, réduisant ainsi de 11 à quatre les membres de sa garde rapprochée.

De plus, il avait promis à ses troupes qu’il constituerait «une équipe efficace en qui vous pourrez avoir confiance» aux affaires internes, où il avait lui-même identifié des problèmes «majeurs» dès son arrivée en décembre dernier.

Toutes les enquêtes internes qu’effectuait cette «police des polices» ont été confiées à une équipe mixte de membres de la Sûreté du Québec et de sûretés municipales, au printemps dernier, à la suite de révélations de notre Bureau d’enquête sur des cas allégués de fabrication de preuve et de règlements de comptes dont d’anciens membres du SPVM se disaient victimes.

L’ex-patron des affaires internes, l’inspecteur Costa Labos, compte d’ailleurs parmi la demi-douzaine de hauts gradés qui ont été suspendus à la suite de cette crise.

Par la suite, une enquête administrative menée par Me Michel Bouchard à la demande du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a confirmé de «graves irrégularités» au sein des affaires internes.

C’est d’ailleurs en raison des nombreux problèmes soulevés par Me Bouchard, qui n’épargnaient pas la haute direction, que le ministre Coiteux a suspendu le chef Philippe Pichet pour le remplacer par Martin Prud’homme avant Noël.

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