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Mouches et guêpes à l’hôpital Sacré-Cœur

«Un insecte, c’est trop pour nous»

TVA Nouvelles

La direction de l’hôpital Sacré-Cœur reconnait que la présence de mouches, de coccinelles et de guêpes au bloc opératoire n’est pas une solution idéale.

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En entrevue avec Mario Dumont mercredi matin à LCN, la directrice médicale du CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal a convenu que les insectes en question ne devraient pas se retrouver dans une salle d’opération.

«Peu importe le nombre, un, c’est trop pour nous», a déclaré Josée Savoie.

Dans le bloc opératoire, ces insectes peuvent se trouver trop proches d’un patient pendant une opération, dans la zone stérile ou près des instruments.

«On a des mesures qui ont été établies avec les gens de la prévention des infections quand ces situations se produisent, des mesures plus spéciales, mentionne Josée Savoie. Il y a un suivi qui est fait auprès de chacun des patients. On divulgue au patient que c’est arrivé.»

Selon Mme Savoie, «jusqu’à présent, il n’y a aucune «cause à effet» d’infection qui a été rapportée à cause de ça. Malgré les chirurgies importantes et la traumatologie qu’on fait à Sacré-Cœur, qui sont faites dans des conditions difficiles, nos taux d’infection sont très bas.»

Les salles d’opération touchées par cette situation ont été construites en 1930, a précisé la gestionnaire. Après les travaux du centre de traumatologie et du centre mère/enfant, on espère pouvoir effectuer a réfection du bloc opératoire. Un projet a d’ailleurs été déposé à ce sujet au ministère de la Santé.

«On espère pouvoir rapidement mettre aux normes l’hôpital», souligne la gestionnaire.

Selon Mme Savoie, la situation actuelle n’est pas une source de tension entre le personnel médical et l’administration du centre hospitalier, mais plutôt de «préoccupations».

«Les médecins, ce qu’ils veulent, c’est opérer le patient de façon sécuritaire, dit-elle. Ils ne sont pas heureux de cette condition-là. Ce qu’ils sentent, c’est qu’on a pris ça au sérieux.»

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