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Quand les parents perdent patience

Bébé secoué: Prévenir avant qu’il ne soit trop tard

TVA Nouvelles

Infliger des blessures à son bébé doit être puni par la justice, mais tout est aussi une question d’éducation, de sensibilisation rappelle un avocat.

 La semaine dernière un Sherbrookois de 19 ans a été arrêté et accusé de voies de fait graves causant des lésions, car il aurait secoué son poupon de six semaines lui infligeant des blessures telles que l’enfant est décédé hier.

«Tout ça est dramatique, mais ça nous rappelle que la prévention est importante. C’est un jeune père de 19 ans et un bébé de six semaines. Ce sont des gens qui n’arrivent pas à contrôler leur colère et qui commettent en quelques secondes l’irréparable. Bien sûr, il y a tout le côté judiciaire, mais il y a aussi l’autre facette», soutient Me François-David Bernier.

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«Les hôpitaux font de la prévention auprès des gens mal informés qui deviennent parents sans manuel d’instructions. Quand l’enfant pleure de façon incessante parfois, ils perdent la tête. Heureusement, la justice est là et il doit faire face à la justice. Je ne veux pas l’excuser [le jeune père]. Ce sont des occasions de se rappeler que c’est important de prévenir», affirme l’analyste judiciaire à TVA Nouvelles.

Quand l’enfant pleure sans discontinuer, il est possible de le laisser en sécurité dans son petit lit, de changer de pièce le temps de se calmer et de revenir auprès du bébé quand on a repris ses esprits.  La preuve contre le suspect de 19 ans dira ce qui s’est exactement passé au domicile du papa de Bromptonville, la semaine dernière.

 «Il devrait faire face à une nouvelle accusation. Il était accusé de voies de fait graves. Le bébé est tragiquement décédé donc maintenant, il fera face à une accusation d’homicide involontaire coupable puisque la mort a été provoquée sans le vouloir», avance Me Bernier.

Au moment de sa comparution, il faudra aussi déterminer si le père est remis en liberté. «Son crime est maintenant plus grave, mais la règle est de remettre en liberté à moins que le suspect représente un danger pour le public. Il y a de bonnes chances qu’on le libère », indique l’avocat.

 

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