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Invitation controversée

Jaspal Atwal dément la théorie du gouvernement

Christopher Nardi | Agence QMI

 - Agence QMI

Se disant «dévasté» par le fait qu’il est au centre d’une controverse internationale, l’ex-extrémiste sikh Jaspal Atwal dément les informations propagées par le gouvernement quant à son invitation à une réception officielle en Inde qui a viré à l'incident diplomatique.

Dans une allocution lue aux médias jeudi, M. Atwal a indiqué qu’il avait sollicité une invitation à une soirée d’honneur au haut-commissariat du Canada en Inde «par les voies officielles». Lorsqu’on l’a ajouté à la liste d’invités, il croyait donc que sa présence avait été approuvée par le gouvernement.

«Quand mon invitation à la soirée est devenue le centre d’une controverse, j’étais complètement sous le choc et dévasté. Quand on m’a envoyé mon invitation, j’ai présumé qu’il n’y aurait pas de problème, et à aucun moment quelqu’un a indiqué qu’il y aurait un enjeu avec ma présence», a déclaré M. Atwal.

«Je veux que les gens sachent à quel point c’est difficile pour la personne qui devient le centre de l’attention des médias internationaux», a-t-il ajouté.

M. Atwal est une figure controversée au Canada et en Inde, car il était un séparatiste sikh qui a été condamné à 20 ans de prison en 1986 pour avoir tenté d’assassiner un ministre indien pendant que celui-ci visitait le Canada. Il faisait aussi partie d’un groupe qui a plus tard été déclaré groupe terroriste.

Il dit d’ailleurs que ses opinions politiques ont beaucoup évolué depuis cette époque et qu’il n’a «que des remords» pour ses actions il y a 32 ans.

Sa version des faits vient tout de même contredire la théorie lancée par un fonctionnaire très haut placé du gouvernement aux médias, à l’invitation du Cabinet du premier ministre.

Cette source, plus tard identifiée par les conservateurs comme étant le conseiller en sécurité nationale Daniel Jean, soupçonnait que des électrons libres du gouvernement indien auraient pu avoir arrangé la présence de M. Atwal pour mettre Justin Trudeau dans l’embarras.

«À aucun moment M. Atwal s’est déjà vu comme un agent indien ni est-ce qu’il a déjà été approché par des membres du gouvernement indien pour devenir un de leurs agents ou un informateur», a ajouté son avocat Rishi Gill, qui s’est montré particulièrement combatif avec les journalistes présents à la conférence de presse.

À un certain moment, il a même rabroué un journaliste de Global News pour avoir osé poser une question directement à M. Atwal.

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