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«Plus de flexibilité pour des échanges avec le Canada»

Andrew Scheer appuie le Brexit à Londres

Boris Proulx | Agence QMI

AGENCE QMI/Matthew Usherwood

Partisan avoué du Brexit, le chef du Parti conservateur du Canada Andrew Scheer est à Londres pour envoyer le signal qu’il n’aurait « pas qu’un rôle cérémonial » à l’international s’il devenait premier ministre.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, qui se trouve à Londres pour tenter de démontrer qu'il est plus « sérieux » à l'international que Justin Trudeau, a conclu son voyage en décrochant un entretien avec la première ministre britannique Theresa May, jeudi.

«Justin Trudeau pense que son rôle n’est que cérémonial [à l’étranger]. On peut voir dans ses voyages que c’est vrai, il ne prend pas ses responsabilités au sérieux», a dit le chef de l’opposition officielle dans la capitale du Royaume-Uni, où il se trouve depuis mardi.

Ses observations renvoyaient au voyage coloré de Justin Trudeau en Inde, qui a attiré l’attention internationale, mais n'a pas permis de conclure des accords importants.

«Je suis ici pour envoyer le message qu’un gouvernement conservateur prioriserait un accord de libre-échange avec le Royaume-Uni, mais aussi pour développer des relations avec des ministres», a-t-il précisé jeudi matin, avant sa rencontre avec la première ministre du Royaume-Uni.

Un sondage du réseau Global samedi a révélé qu'Andrew Scheer mène dans les intentions de vote au pays, devant les libéraux. Sa visite au Royaume-Uni survient alors que ce pays est plongé dans de difficiles négociations sur son départ de l’Union européenne, appelé le «Brexit».

M. Scheer a notamment eu une rencontre «géniale» avec le ministre des Affaires étrangères Boris Jonhson, lui aussi conservateur. Ce politicien a mené la campagne victorieuse pour le Brexit, l'option ayant remporté 52 % du vote lors d’un référendum en 2016.

«Je suis en faveur du Brexit, confirme Andrew Scheer. Je suis un décentralisateur, et ça va donner au Royaume-Uni plus de flexibilité pour conclure plus d’échanges avec le Canada. En plus [ce pays] va chercher des opportunités hors de l’Union européenne.»

Sa prétention de donner un coup de pouce au libre-échange à Londres a fait réagir le ministre du Commerce international François-Philippe Champagne.

Il a rappelé sur sa page Twitter que le Canada a toujours un accord avec ce pays tant qu’il fait officiellement partie de l’Union européenne, et que des négociations sont en cours pour la suite.