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Parti en crise

Martine Ouellet veut un référendum sur la mission du Bloc

Benoît Philie | Agence QMI

La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, estime que la crise qui frappe son parti n’a rien à voir avec son leadership et propose de soumettre tous les membres à un référendum pour clarifier la mission de la formation.

La semaine dernière, sept des 10 députés du Bloc ont quitté le caucus du parti, tout en invitant Martine Ouellet à démissionner, critiquant vertement ses positions et sa direction.

Celle-ci a toutefois résisté à cet appel en choisissant de demeurer en poste, tout en affirmant que la porte est ouverte si les députés démissionnaires souhaitent réintégrer le Bloc.

Selon elle, la crise est le résultat d’un malentendu sur le rôle que doit jouer le Bloc à Ottawa.

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En conférence de presse hier, Mme Ouellet a indiqué que la défense des intérêts du Québec est indissociable du projet de souveraineté, comme l’indique l’article 1 du programme du parti.

Celui-ci stipule que les élus du Bloc doivent promouvoir la souveraineté sur toutes les tribunes.

Les démissionnaires estiment pour leur part que la priorité est de représenter les Québécois au parlement sans constamment parler d’indépendance.

En conférence de presse ce matin, Martine Ouellet a rejeté l’idée de devancer le vote de confiance prévu pour 2019.

Le Bureau national du parti déterminera la question du référendum samedi et un conseil général aura lieu la mi-avril pour la tenue du vote.

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