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92 irrégularités commises

Un infirmier radié pendant 12 mois pour des vols de narcotiques

Jean-François Racine

 - Agence QMI

STEVENS LEBLANC/AGENCE QMI

Un infirmier qui a dispensé pendant cinq mois des soins à ses patients alors qu’il était sous l’influence de narcotiques a été radié pour un an de sa profession.

En octobre 2016, David Houde avait écopé de 18 mois de probation et de 75 heures de travaux communautaires pour des vols de narcotiques à l’Hôpital de La Malbaie, dans Charlevoix.

L’infirmier s’était approprié des médicaments, notamment des narcotiques injectables, souvent par l’entrée de fausses informations au système automatisé de distribution de médicaments.

Sur une période de cinq mois, 92 irrégularités ont été commises dans l’accès au cabinet de médicaments de l’urgence de l’Hôpital de La Malbaie.

Au nom des patients

Pour l’essentiel, les vols étaient faits au nom de patients qui n’étaient plus présents à l’urgence de l’hôpital.

Dès le début de l’audition, il a enregistré un plaidoyer de culpabilité sur chacun des chefs déposés contre lui.

Selon la décision du Conseil de discipline, plusieurs collègues ont témoigné qu’à certains moments au travail, l’infirmier avait des comportements inacceptables, qu’il s’endormait, avait des difficultés d’élocution et avait l’air intoxiqué. Heureusement, il ne s’est rien produit de fâcheux.

Un retour possible

«Depuis, il s’est repris en main. Il est allé en cure fermée et a suivi une thérapie. Il est sobre depuis le 25 mai 2016. Il aimait son travail et souhaiterait un jour y revenir», peut-on lire.

Houde a demandé au Conseil une dispense quant à la publication de la sanction. Cette exception lui a été refusée. «Les inconvénients que peut avoir la publication de la sanction sont la conséquence du comportement fautif de l’intimé», a répondu le Conseil.

Selon l’Ordre, l’appropriation illégale ou le vol de médicaments constitue l’un des gestes répréhensibles les plus graves que peut commettre un infirmier.

Devant le Conseil, il a exprimé des remords. «Il est évident qu’il regrette ce qui est arrivé et a pris des décisions courageuses pour s’en sortir.»

Le Conseil de discipline impose donc une période de radiation temporaire de 12 mois.