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Saint-Philémon

Visite de hauts placés d'Hydro-Québec après 180 coupes de courant en trois ans

Pierre-Paul Biron

 - Agence QMI

GEN-HYDRO-QUEBEC

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Les résidents de Saint-Philémon, dans Chaudière-Appalaches, qui ont enduré 180 coupes de courant en trois ans ont reçu jeudi la visite de hauts placés d’Hydro-Québec, venus leur expliquer en détail les difficultés rencontrées dans le secteur et leur présenter un plan d’action pour les mois à venir.

Anne-Marie Lemieux et Denis Nicol sont sortis encouragés jeudi de leur rencontre avec trois représentants d’Hydro-Québec, dont la vice-présidente – Réseau de distribution Claudine Bouchard et un ingénieur.

Partis de Montréal et bravant la tempête, les représentants de la société d’État ont tenu à faire les 325 km les séparant de Saint-Philémon pour rencontrer leurs clients.

Et ainsi, pour la première fois depuis trois ans, les résidents concernés ne se sentaient plus comme des Gaulois qui luttent contre un système refusant de les écouter.

Réponses

«On a eu des réponses. On a eu une très bonne conversation et il y a des choses qui ont été approfondies qui ne l’avaient jamais été dans les informations précédentes. [...] J’avais assez parlé avec des gens qui ne sont ni électriciens ni ingénieurs, mais quand on nous explique les choses comme il faut, on comprend», a soutenu Mme Lemieux, heureuse de voir que les deux articles précédents du «Journal» ont fait bouger les choses.

Comme Hydro-Québec l’avait maintenu depuis le début, les problèmes sur le réseau dans le secteur seraient causés principalement par la végétation abondante.

Des détails ont toutefois permis aux résidents de mieux comprendre le problème.

«La ligne sur laquelle ils nous ont branchés, ils n’avaient pas fait l’élagage qu’ils auraient eu besoin de faire avant», a expliqué la dame, précisant toutefois que la végétation ne serait qu’une partie du problème.

D’autres problèmes

Les représentants d’Hydro-Québec ont notamment pu identifier d’autres problèmes qui allaient nécessiter de plus amples investigations sur le réseau.

«En venant ici, ils ont su des choses qu’ils ne savaient pas. Ils ont appris des choses sur notre dossier et ils commencent à comprendre beaucoup de choses. Ils doivent envoyer d’autres équipes sous peu», a indiqué Anne-Marie Lemieux.

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