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Alberta

L'existence du lapin de Pâques au coeur d'une longue saga judiciaire

Agence QMI

Une famille d’accueil de Calgary, en Alberta, a obtenu gain de cause après avoir perdu la garde des enfants dont elle s’occupait pour avoir refusé de reconnaître l’existence du lapin de Pâques.

En 2016, la Société de l’aide à l’enfance de Hamilton avait retiré la garde de deux fillettes au couple, sous prétexte que ce dernier refusait de leur mentir et de reconnaître l’existence du lapin de Pâques devant elles.

Or, un juge de la Cour supérieure de justice de l’Ontario a reconnu cette semaine que cette décision «capricieuse» allait à l’encontre de la liberté de religion et d’expression du couple, de confession protestante.

«L’insatisfaction [de la Société] face au manque de promotion des Baars (la famille d’accueil) d’une fête "fictive" ne constitue clairement pas une situation qui justifiait le retrait de la garde des enfants», a indiqué le juge Andrew Goodman, dans une décision rendue la semaine dernière.

Le juge a critiqué la Société de l’aide à l’enfance pour avoir choisi de promouvoir une croyance avant de penser au bien-être des enfants. Il a aussi déploré le fait que la famille ait reçu un préavis de seulement un jour leur annonçant qu’ils perdaient la garde des fillettes.

Le juge Goodman reconnaît enfin que la décision de la Société a nui aux chances du couple de pouvoir adopter un enfant.

Selon le Toronto Sun, le directeur de la Société de l’aide à l’enfance de Hamilton, Dominic Verticchio, a reconnu que «des erreurs ont été faites et nous avons appris d’elles. Ils étaient de bons parents adoptifs.»