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Après qu’un sondage eût prédit la mort du parti

Au tour du Bloc de blâmer les médias

Boris Proulx | Agence QMI

 - Agence QMI

Martine Ouellet

Simon Clark/Agence QMI

Les médias sont à blâmer pour la chute libre des intentions de vote au Bloc québécois, selon sa chef Martine Ouellet, après qu’un sondage du «Journal de Montréal» eût prédit la mort du parti si des élections avaient eu lieu la fin de semaine dernière.

«Faire un sondage dans un contexte de crise, avec tout le négatif présent dans les médias, on n’est pas surpris du résultat du sondage», a déclaré le porte-parole de Martine Ouellet, Antoni Gilbert, pour seul commentaire.

Un sondage Léger – «Le Journal» a révélé samedi qu’à peine 12 % des électeurs québécois ont l’intention de voter pour le Bloc québécois.

Un tel creux historique pourrait rayer le parti de la carte dans notre système électoral, a avancé le sondeur Jean-Marc Léger.

D’autres pointent les médias

Une majorité de Québécois (52 %) et plus du tiers des bloquistes (36 %) croient que sa chef, Martine Ouellet, devrait quitter son poste, après le départ à la fin de février de sept de ses dix députés insatisfaits de son leadership et de sa vision, trop pressée à faire la souveraineté du Québec.

Des présidents d’organisations locales du Bloc québécois qui ont appuyé Martine Ouellet ont aussi pointé du doigt un «climat médiatique» défavorable à leur chef.

«Après tout ce qui est arrivé, c’est 100 % le climat médiatique [qui explique ces résultats]», croit William Fayad, président bloquiste de la circonscription de Saint-Laurent, à Montréal.

«Toute l’actualité et la quasi-totalité des chroniqueurs politiques parlent de la situation avec un seul côté de la médaille et s’en prennent directement à la chef», a précisé son collègue Jocelyn Beaudoin, président dans Shefford, une circonscription située en Montérégie et en Estrie.

Ils ont tous deux indiqué attendre que la poussière soit retombée pour avoir le véritable pouls de l’opinion publique.

Bonne nouvelle

Les sept députés démissionnaires du Bloc québécois ont reçu la consigne de ne pas commenter les sondages.

Une personne proche de leur nouveau groupe parlementaire a indiqué que les nouveaux indépendants ont été encouragés par le fait que peu de bloquistes (37 %) souhaitent garder Martine Ouellet comme chef.

Plus du tiers des Québécois (34 %) et une forte majorité de sympathisants du Bloc (76 %) croient que ce parti est encore pertinent à Ottawa.

Cela fait dire à l’ancien chef Gilles Duceppe que le parti peut toujours se remettre sur pied, «dans la mesure où il sera dirigé par de nouvelles personnes».

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