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Transport collectif

Des projets retardés à des fins électoralistes, dénonce le PQ

Marc-André Gagnon | Agence QMI

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L’opposition péquiste accuse le gouvernement Couillard de laisser dormir, et cela à des fins strictement électoralistes, des centaines de millions de dollars réservés dans les coffres du fédéral pour des projets de transport collectif.

Comme le révélait notre Bureau parlementaire, lundi, le Québec n’a pour l’instant touché que 340 millions $ sur l’enveloppe de 924 millions $ qui lui a été affectée par Ottawa pour des projets de transport en commun.

À titre comparatif, les autres provinces canadiennes ont déjà écoulé la totalité, sinon la très large part des sommes auxquelles elles avaient droit.

Alors que plusieurs, dont le ministre des Transports du Québec lui-même, pointent du doigt la lourdeur administrative au sein de l’appareil gouvernemental québécois, l’opposition officielle voit plutôt les élections générales poindre à l’horizon.

«Est-ce que ça bloque pour des raisons administratives ou tout simplement parce qu’on attend que tous les projets soient annoncés dans une fenêtre électorale?» a soulevé le porte-parole péquiste en matière de transports, Martin Ouellet.

Or, selon une source gouvernementale, si le Québec fait figure de dernier de classe par rapport aux autres provinces, c’est qu’Ottawa a refusé d’accorder une contribution de 300 millions $ en lien avec les nouvelles voitures Azur du métro de Montréal. Québec, qui a dû revoir ses plans, espère se reprendre avec la phase 2 du fonds pour les infrastructures du transport en commun (FITC), dont les paramètres sont toujours en négociation.

Une «nouvelle liste» de 530 millions $

Le cabinet du ministre des Transports, André Fortin, s’est limiter à confirmer qu’une «nouvelle liste de projets totalisant près de 530 millions $ en dépenses» a été transmise le 31 janvier dernier à Ottawa dans le cadre de la phase I de ce programme, dont l’application a été prolongée jusqu’en 2020.

«Le gouvernement du Québec a la ferme intention d’utiliser chaque sou qui lui est attribué dans le cadre de l’entente qu’il a signée avec le gouvernement fédéral», a signalé dans un courriel l’attachée de presse du ministre Fortin, Marie-Pier Richard, en se gardant bien de révéler quels projets ont été soumis.

«Nous souhaitons mettre en place un mécanisme plus simple et plus souple pour accélérer l’analyse et le décaissement des sommes vers les sociétés de transport», a-t-elle réitéré.