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Chronique de Richard Martineau

«À moins d’être un pingouin, qui est vraiment intéressé à demeurer au Québec?»

TVA Nouvelles

Neuf immigrants investisseurs sur dix ne s’établiront jamais au Québec même s’ils profitent d’un programme d’Investissement Québec pour obtenir leur passeport canadien.

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Un prêt de 800 000$ pour un passeport

Ces nouveaux arrivants doivent déposer 800 000$, et posséder des actifs de 1,6 M$ pour pouvoir s’installer.

Dans sa chronique «Réveillez-vous» diffusée au Québec Matin, Richard Martineau a soulevé ce problème sérieux que connaît le Québec : la rétention des immigrants.

«Cinq ans plus tard, le gouvernement te redonne ton 800 000$ avec un passeport canadien. C’est une façon d’acheter ta citoyenneté canadienne. Mais là, 90 % des immigrants dès qu’ils retrouvent leur argent, ils font leurs valises, ils prennent leurs petits et se poussent»,  explique Richard Martineau.

Ce programme n’engendre pas de retombées économiques importantes au Québec. Sur  57 935 immigrants qui en ont bénéficié, 6050 vivent aujourd’hui dans la Belle province. Vancouver et Toronto en accueillent 46 000.

«Pourquoi ils s’en vont? Le climat? À moins d’être un pingouin ou un ours polaire, qui est vraiment intéressé à demeurer au Québec? Le français... Je suis très fière du caractère francophone du Québec,  mais pour plusieurs immigrants qui parlent anglais, le français, c’est très difficile. La bureaucratie, la paperasse.  Les immigrants veulent partir des ''business'' et les immigrants comprennent rapidement qu’on n’aide pas les entrepreneurs, on leur met des bâtons dans les roues. (...) En même temps les taxes et les impôts! Tu vas aller dans un endroit où il y a moins de taxes et d’impôt, c’est sûr et certain», croit le chroniqueur.

Par ailleurs, Richard Martineau souligne que les immigrants ont l’embarras du choix quant à l’endroit où s’établir. Les pays, comme le Canada, où la population est vieillissante ont besoin de l’immigration pour se développer.

«C’est pas les bébés bonus de la CAQ qui vont nous aider!»

«Les immigrants demandent : ''qu’est-ce que vous pouvez faire pour moi'' ils ont l’embarras du choix. Il va falloir se pencher sérieusement là-dessus», souligne Martineau.