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Altercation au Collège Maisonneuve

Adil Charkaoui déclaré non coupable

Benoît Philie | Agence QMI

Accusé de voies de fait sur un agent de sécurité au Collège Maisonneuve, l’imam controversé Adil Charkaoui a été acquitté mardi en cour municipale.

Visiblement soulagé en entendant la décision rendue par la juge Guylaine Lavigne, deux ans après les évènements, l’homme de 44 ans s’est agenouillé en sortant de la salle d’audience avant de s’adresser aux journalistes.

«Ça a traîné pendant deux ans et ça a affecté ma réputation. Le tribunal vient de me donner encore une fois raison. La chasse aux sorcières et les campagnes de diffamation des médias doivent cesser», a-t-il indiqué.

Depuis le tout début de son procès, le prédicateur niait avoir bousculé l’agent Édit Joseph lors d’une partie de soccer dans le gymnase du Collège Maisonneuve, le 21 février 2016.

M. Charkaoui agissait en tant qu'arbitre lors de la partie à laquelle participait son fils de 13 ans.

Altercation

L’employé assigné à la sécurité effectuait une vérification de routine lorsqu’il a été invectivé par une dizaine de joueurs qui se sentaient nargués par se présence.

On reprochait à Adil Charkaoui de s’être mêlé à l’échauffourée en injuriant, en assénant des coups d’épaule et en saisissant l’agent Joseph par le bras.

Les policiers avaient été appelés et l’imam avait été accusé quelques jours plus tard de voies de fait et d’agression armée contre l’agent de sécurité.

Son avocat avait indiqué lors du procès que son client avait plutôt agi comme un «bon père de famille» en tentant de faire diminuer la tension entre les joueurs et l'agent.

Confusion

Dans son jugement, la magistrate Guylaine Lavigne a souligné le manque de fiabilité dans le témoignage du plaignant, qui était le seul témoin de la défense.

«Il y a probablement eu des voies de faits sur la personne d’Édit Joseph le soir du 21 février 2016 [...], mais la confusion des témoignages soumis [...] laisse le tribunal devant une situation où il lui est impossible de retenir l’une des versions», a déclaré la juge.

Les accusations avaient été déposées par procédure sommaire, ce qui est beaucoup moins grave que celles portées par voie criminelle.

M. Charkaoui s’exposait à une peine minimum de quelques mois de prison ou d’une amende.

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