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Un cas de maltraitance soulève des questions

Condamné à 22 mois de prison après avoir gravement battu sa mère

TVA Nouvelles 

Danielle Joncas trouve «dégueulasse» que son oncle Pierre Joncas ait pu obtenir une peine de 22 mois de prison après avoir battu sa propre mère. Le décès de cette dame de 88 ans quelques mois plus tard n’est pas directement relié à cette agression, mais elle n’a jamais pu reprendre son autonomie.

«Ça n’a pas de sens, a dit Mme Joncas sur le plateau du 9 Heures avant d’être étranglée par les sanglots. Il a pris des peines comme ça pour des vols, des trucs minimes. Ma grand-mère, elle ne pourra plus revivre. Je sais que si elle avait continué de vivre, elle aurait été prête à aller témoigner.»

En décembre dernier, Mme Jannette Robidoux était séquestrée chez elle par son fils, sorti de prison récemment. Elle n’avait pas accès au téléphone, ni même à un verre d’eau. Un soir, Pierre Joncas est devenu très agressif.

Elle a raconté ce qui lui était arrivé à sa petite-fille Danielle Joncas après que celle-ci l'ait accueillie chez elle à sa sortie de l'hôpital.

«Il lui disait de s’asseoir, il la gérait, a raconté Mme Joncas. Elle avait soif, elle était déshydratée. Il lui lançait les verres d’eau au visage, il lui a craché au visage. Elle se faisait frapper entre ça.»

La grand-mère de Mme Joncas a été rouée de coups et cette dernière tentait de se protéger avec un oreiller. Pendant ce temps, son fils gardait la musique à un niveau élevé pour camoufler les bruits. Plus tard, il a voulu qu’ils sortent en pleine nuit, mais il a finalement permis à sa mère d’aller se coucher. C’est au matin que Mme Robidoux a pu sortir de chez elle.

Gravement blessée, Mme Jannette Robidoux a pu échapper à son fils et à se réfugier chez l’une de ses petites-filles, la sœur de Danielle Joncas.

Condamné à 22 mois de prison après avoir gravement battu sa mère

Gracieuseté

Complètement contrôlée par son fils

Danielle Joncas a expliqué que sa grand-mère a toujours tout donné son argent à son fils, même lorsque celui-ci se trouvait derrière les barreaux. En retour, son fils utilisait un langage ordurier envers elle.

«Il pouvait lui dire "Ferme ta gueule ma vieille chienne"», a dit Mme Joncas.

Aujourd’hui, une campagne de sociofinancement a été lancée afin d’offrir des funérailles à Mme Robidoux, qui n’avait pas d’économies.

Il a plaidé coupable

Peu de temps après son arrestation en décembre dernier, Pierre Joncas a plaidé coupable. Il a finalement été condamné pour voies de fait causant des lésions et menaces de mort.

«Il a plaidé coupable parce qu'il savait que tout le monde attendait pour aller témoigner, a dit Mme Joncas. Il savait que tout le monde viendrait dire la vérité et que son jeu était fini.»