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Mort d'Athena Gervais

Les boissons sucrées à forte teneur en alcool seront vendues à la SAQ

Charles Lecavalier | Agence QMI

Martin Coiteux se défend d’avoir attendu le décès de la jeune Athena Gervais pour interdire la vente de boissons sucrées alcoolisées dans les dépanneurs et épiceries.

«Ce n’est pas vrai qu’on commence un travail 24 heures avant une annonce», a lancé le ministre de la Sécurité publique mardi lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.

 

Martin Coiteux y annonçait son intention d’interdire la vente en épicerie ou en dépanneur des mélanges de bière à plus de 7% d’alcool au moyen d’un amendement à un projet de loi qu’il a déposé il y a moins d’un mois. Il a tenté d'expliquer pourquoi cet ajout ne figurait pas déjà dans la pièce législative, alors que l'on connaissait déjà les effets nocifs de ces boissons, comme le Four Loko et le FCKD UP.

 

«Four Loko, là, on a agi tout de suite. Lorsqu'on a eu des enjeux majeurs avec ces produits-là, on a immédiatement demandé un rapport à l'Institut national de la santé publique. Alors, évidemment, on a commencé ce travail-là bien avant», a-t-il lancé. Il a toutefois fait un lien entre le décès de la jeune Athéna, qui aurait consommé ce type de boisson avant sa mort, et une «prise de conscience collective».

 

Même s’il cite ce rapport, M. Coiteux va plus loin que ces recommandations. Les experts proposaient un prix plancher plus élevé pour ces produits. «L’interdiction, c’est beaucoup plus fort que de fixer un prix plancher, on veut aller plus loin que ce que nous recommande l’institut», a-t-il indiqué.

Cette prohibition ne touchera toutefois pas la Société des alcools du Québec, qui a des contrôles «beaucoup plus serrés» et qui vend ses produits plus chers en raison de son statut de monopole.

M. Coiteux veut aussi :

- Prévoir la possibilité que la Régie des alcools puisse ordonner à un titulaire de permis de cesser immédiatement la fabrication de ces boissons et d’en empêcher la vente et la distribution.

- Elle pourrait également procéder au rappel, à la mise sous scellé ainsi que d’ordonner la destruction des boissons.

- Proposer l’ajout de sanctions administratives pécuniaires lorsqu’il y a non-respect du règlement sur la promotion, la publicité et les programmes éducatifs en matière de boissons alcoolisées, pour les publicités qui visent les jeunes sur les médias sociaux.

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