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Mois de mars et redoux

Les motoneigistes priés d'éviter les cours d'eau

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

Avec les redoux des dernières semaines, les risques s'accroissent considérablement lorsque les motoneigistes circulent sur un cours d’eau et ceux-ci sont donc invités à les éviter.

Pas besoin de remonter très loin dans le temps pour s'en convaincre. Trois hommes sont morts noyés au petit lac Magog depuis 2014.

Qu'est-ce que ces tristes événements ont en commun? Ils sont survenus à la même période de l'année, la mi-mars. Les victimes ont été piégées par la glace fragilisée par les redoux.

La glace ne gèle pas à une épaisseur uniforme et sa solidité peut varier d'un endroit à l'autre en raison des courants. La neige peut même en affecter sa dureté. En mars, il faut donc redoubler de prudence.

Il y a deux ans, deux pêcheurs ont péri noyés quand la glace a cédé sous le poids de leur véhicule tout terrain.

Par un soir de tempête le 12 mars 2014, Samuel Brisebois connaissait un sort tout aussi tragique.

Désorienté en raison du blizzard, le jeune homme de 23 ans parti en motoneige est passé trop près de l'embouchure d'une rivière.

Pour les motoneigistes, la règle de base à respecter est simple: on ne doit jamais s'aventurer sur un cours d'eau s'il n'y a pas de sentier balisé.

Les pièges y sont nombreux et le petit lac Magog en est un bon exemple. Nul besoin de faire une longue distance pour passer d'une épaisseur de glace sécuritaire à l'eau claire.

Selon les normes de sécurité, l'épaisseur de la glace doit être d'au moins de 10 centimètres pour qu'on puisse s'y promener à pied ou en patins, de 25 centimètres pour y circuler en motoneige ou VTT et de 35 centimètres pour les véhicules ou camions légers.

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