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LNH

«Merci à l’organisation des Canadiens» - Alexander Radulov

TVA Sports et Jonathan Bernier

 - Agence QMI

Alexander Radulov ne pourrait le répéter assez souvent, il doit une fière chandelle à Marc Bergevin.

Le directeur général des Canadiens de Montréal a été incapable de retenir ses services, l’été dernier, mais le Russe reconnait quand même que c’est grâce à lui s’il a pu revenir jouer en Amérique du Nord après un exil de quatre saisons dans la KHL.

«Une fois de plus, je dis merci à l’organisation des Canadiens de Montréal de m’avoir donné la chance de faire un retour dans la LNH», a insisté l’ancien des Remparts de Québec.

«Ça fait du bien d’être de retour, je peux vous le dire. Les partisans n’en ont que pour le hockey. C’est leur passion et ils prennent les succès de l’équipe à cœur. J’ai été très chanceux de jouer ici.»

Son équipe est au plus fort de la course en vue des éliminatoires. Cela ne l’empêche pas de suivre le rendement des Canadiens. Il dit d’ailleurs avoir gardé contact avec certains de ses anciens coéquipiers.

Qu’à cela ne tienne, «Radu» ne peut faire autrement que de se concentrer sur le match prévu en soirée au Centre Bell, qui sera le 300e de sa carrière dans la ligue.

S’attend-il à être hué sur son ancienne patinoire par les spectateurs qui l’ont tant applaudi?

«Je veux connaître un bon match et offrir un bon spectacle aux partisans. C’est ce qu’ils veulent et c’est pourquoi ils paient cher pour assister aux matchs», a-t-il rétorqué.

Plus désiré à Dallas qu'à Montréal

Alors que l’on pointe souvent du doigt le manque de leadership du Canadien de Montréal dans cette saison de misère, les Stars de Dallas semblent avoir été en mesure de mettre tout un leader sous contrat l’été dernier. Son nom: Alexander Radulov.

«Quand nous l’avons acquis, nous savions qu’il avait une attitude contagieuse dont nous avions besoin au sein de notre équipe. Il joue un style nord-américain. Il pourchasse la rondelle, il applique un échec-avant intense, il est rude le long des rampes, il paie le prix. C’est un joueur tenace», a énuméré l'entraîneur-chef Ken Hitchcock, quelques heures avant l’affrontement entre le Canadien et les Stars.

Pendant que chez le Tricolore, on regardait l’attaquant de haut et on laissait poireauter les négociations, croyant que personne d’autre ne serait intéressé à ses services, chez les Stars, on attendait l’ouverture du marché des joueurs autonomes avec impatience.

Pour Jim Nill, le directeur général de la formation texane, et Hitchcock, le nom de Radulov apparaissait tout en haut de la liste des priorités.

«Nous nous disions que si nous voulions que notre équipe prenne des pas dans la bonne direction, nous avions besoin de cet apport dans notre formation tous les jours. Il peut montrer à nos jeunes joueurs la bonne façon de jouer. Il peut montrer à ses autres coéquipiers la bonne façon d’agir, a ajouté le vénérable entraîneur. Il est de la vieille école. Il a une passion enflammée pour le hockey. Il est au courant de tout ce qui se passe à travers la ligue et chez nos adversaires.»

Conquis à Sotchi

Est-ce à dire que Montréal a commis une erreur en le laissant partir?

«Ce n’est pas ce que je dis, a tenu à corriger l’entraîneur des Stars. Tout ce que je dis, c’est que nous sommes heureux et chanceux de l’avoir. En raison des fois où je l’ai vu jouer et pratiquer aux Jeux olympiques de Sotchi, j’avais le sentiment que nous détenions des informations sur lui que seul le Canadien pouvait avoir. Nous avons poussé fort pour qu’il vienne chez nous. Je ne voulais pas qu’on le laisse filer.»

L’avenir nous dira si les Stars ont fait un bon coup en versant 31,250 M$ à Radulov pour un contrat qui viendra à échéance à la fin de la campagne 2021-2022. Mais à la lumière de sa première saison, il semble que son ajout soit positif. Tant pour l’équipe que pour lui.

Une énergie bénéfique

Avec 13 matchs à disputer, l’attaquant de 31 ans connaît, du point de vue des statistiques (25 buts, 35 passes, 60 points), la meilleure saison de sa carrière.

Dans le vestiaire de Stars, ses compagnons de trio ne sont pas prêts à dire que leur présence est la raison qui explique les succès de Radulov. Tyler Seguin croit même qu’il s’agit de l’inverse.

«Plus l’enjeu est grand, plus il devient intense. On a changé notre style quelque peu. On dépense plus d’énergie à essayer de contrer nos adversaires. Alors si nous n’avions pas Radulov pour aller dans les coins et compétitionner comme il le fait, nous n’obtiendrions pas ces occasions de marquer», a expliqué le meilleur buteur des Stars (36).

Le complément de Pacioretty

À la lumière de ces propos, on comprend peut-être un peu mieux pourquoi Max Pacioretty a marqué seulement 17 buts en 64 matchs, avant de tomber au combat.

«On se complétait bien. On jouait l’un pour l’autre. C’est la raison pour laquelle nous avions développé des affinités et nous avons connu une saison décente. On travaillait tous les jours sur de petits détails», a raconté Radulov, à propos de sa relation avec le capitaine du Canadien.

Raison de plus pour le directeur général du Canadien Marc Bergevin de se mordre les doigts d’avoir traiter ce dossier si maladroitement.

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