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Prévisions du Conference Board du Canada

Québec aura une des plus fortes croissances au pays

Emmanuel Martinez | Agence QMI

La région de Québec est une de celles qui connaîtront la plus forte croissance au pays cette année en plus d’être la plus performante parmi les grandes agglomérations de la province, selon les prévisions publiées mardi par Conference Board du Canada.

Propulsée par l’industrie des services et le secteur manufacturier, l’économie de la Capitale-Nationale devrait croitre de 2,3 % en 2018 contre 2,1 % pour la région montréalaise d'après cette étude. Même si la croissance sera plus faible que l’an dernier, ces deux agglomérations profiteront d’une confiance en hausse de la part des consommateurs et des entreprises de la province.

«La conjoncture était solide dans la plupart des villes du Québec l'an dernier. Beaucoup d'entre elles n'avaient pas enregistré un taux de croissance aussi élevé depuis nombre d'années, a mentionné Alan Arcand, directeur associé du Centre des études municipales du Conference Board du Canada par communiqué. Or, ces taux devraient fléchir cette année, car la flambée des dépenses de consommation et les fortes progressions de l'emploi sont appelées à diminuer progressivement. Le ralentissement de la croissance arrive aussi à un moment où les risques extérieurs se multiplient, en particulier, ceux suscités par la politique commerciale et fiscale des États-Unis.»

Montréal redescend sur terre

Ayant connu une année phénoménale en 2017 avec une croissance de 3,5 %, la région de Montréal verra sa progression être ralentie par un essoufflement dans le domaine manufacturier et de la construction, même si ces deux secteurs demeurent robustes.

« La croissance économique robuste de l'an dernier tenait aussi à la consommation. En effet, le commerce de détail a connu une croissance de 5,6 %. Cependant, l'affaiblissement du marché du travail et des taux d'intérêt à la hausse devraient limiter sa croissance à 2,6 % cette année, ce qui reste respectable», a ajouté le Conference Board à propos de la région montréalaise.

La création d'emploi devrait être faible dans cette région (0,8 % 2018), mais le «taux de chômage continuera de baisser, car la population active augmentera encore plus lentement».

La croissance économique ralentira aussi à Sherbrooke et Trois-Rivières, qui auront des taux de 2,2 % et 1,9 % respectivement. «Une légère augmentation du nombre de mises en chantier de logements, des gains importants du côté de l'emploi, une solide activité touristique et une croissance démographique respectable» seront les moteurs économiques de la plus grosse ville d’Estrie. De son côté, Trois-Rivières souffrira des «nouveaux retards au niveau du projet de complexe industriel de Quest Rare Minerals, de la hausse des taux d'intérêt qui se répercute sur les industries du logement et de la consommation et de l'incertitude qui entoure les négociations de l'Accord de libre-échange américain».

La progression économique sera moins forte à Saguenay à 1,6 % en 2018, ce qui est quand même bien meilleur que les taux anémiques enregistrés de 2013 à 2016, note le Conference Board. Après une forte hausse de l’emploi l’an dernier, il y aura un recul de 1,5 % dans cette région en 2018.

Finalement, Gatineau, qui est incluse avec Ottawa, connaitra une croissance de 2,1 % en 2018. «La croissance du très important secteur de l'administration publique à Ottawa-Gatineau devrait ralentir, mais le dynamisme des secteurs de la construction non résidentielle et de la haute technologie permettront à la région d'enregistrer un gain tout de même respectable», a précisé Alan Arcand.

La région de Vancouver est celle dont l’économie sera la plus vigoureuse cette année au pays, avec une croissance prévue de 2,7 %. Toronto s’en tire bien aussi avec une hausse prévue de 2,4 %.

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