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À l'approche du dépôt du budget

Une pub dénonce le sous-financement des écoles publiques

TVA Nouvelles

TVA Nouvelles a mis la main sur une publicité syndicale qui montre le sous-financement des écoles publiques québécoises.

À quelques semaines du budget Leitao, la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) met de la pression sur le gouvernement Couillard.

Dans un extrait de sa publicité, voici ce qu’on peut entendre: «Sois pas gênée, dis-le au monsieur pourquoi tu veux qu'il achète ton chocolat. C'est pour ton école, pour la réparer, pour enlever la moisissure, pour que tu aies du service et du soutien, puis pour compenser tout l'argent public que le gouvernement donne encore aux écoles privées.»

Chaque année, la situation se répète. Des jeunes qui vendent des objets pour financer des activités: le syndicat utilise cette image forte pour dénoncer le sous-financement des écoles.

Selon le président de la FAE, Sylvain Mallette, le but de cette offensive publicitaire est de «rappeler à la population du Québec que les choix budgétaires faits par le gouvernement ont nui à l'école publique, ont nui aux élèves et ont nui aux profs qui travaillent dans l'école publique.»

Le syndicat va donner des tablettes de chocolat. On pourra lire: «Le budget de l'Éducation a été coupé de 1,5 milliard entre 2010 et 2016. En 10 ans, le gouvernement a privé le réseau public de 5 milliards au profit du privée (sic); le déficit d'entretien des écoles s'élève 1,8 milliard.»

Depuis deux ans, le gouvernement a réinjecté pour la rénovation et la construction d'écoles la même somme que dénonce le syndicat pour le déficit d'entretien.

«Le gouvernement ne réinvestit pas actuellement, il ne fait que rembourser ce qu'il est allé couper», déplore Sylvain Mallette.

Une campagne qui fait réagir

La campagne Édu-Choco, dont TVA Nouvelles a obtenu copie, fait réagir.

Nous avons parlé à quatre personnes dont voici les réactions:

«C'est punché, ça parle, c'est émouvant.»

«Je pense que c'est normal qu'on en arrive là.»

«On dirait que s'est toujours la même rengaine dans le secteur public, il manque toujours de ressources, il manque toujours d'argent et plus on en met, tout le temps, ça change rien.»

«Je ne suis pas pour le financement des écoles privées.»

Quant au président de la FAE, il croit que les Québécois auront leur mot à dire dans l'isoloir: «Le premier ministre (Couillard) devra répondre de ses choix lors de la prochaine élection», clame Sylvain Mallette.

Le ministre de l’Éducation souligne de son côté qu'il apporte du soutien aux enseignants avec sa politique éducative.

«On a mis de l'avant des mesures pour être capable d'embaucher jusqu'à 8000 enseignants et professionnels dans les écoles au cours des cinq prochaines années», insiste Sébastien Proulx.

Une nouvelle bataille de l'opinion publique s'engage.

-D’après un reportage d’Alain Laforest