/news/culture

Les Colocs

«Je m’ennuie beaucoup de Dédé» - Jimmy Bourgoin

Amélie St-Yves | Agence QMI

Le premier batteur et cofondateur du groupe mythique Les Colocs, Jimmy Bourgoing, ne manquerait pour rien au monde la première du spectacle hommage aux Colocs par le Cirque du Soleil, l’été prochain à Trois-Rivières.

Jimmy Bourgoing n’oubliera jamais les 10 années où les grands bonheurs et les grands drames ont fait partie de son quotidien tandis qu’il était batteur pour Les Colocs.

«Les mauvais souvenirs de cette époque sont d’avoir perdu Dédé et Pat [Patrick Esposito Di Napoli, harmoniciste, décédé du sida]. Ça pouvait brasser un peu de temps en temps, mais c’est normal. Dans une famille, ça brasse, mais on s’aime pareil», dit-il.

Il aimerait composer encore

Il pense encore souvent à eux, quand il joue de la musique.

«Je me demande souvent qu’est-ce que ça donnerait, si on composait ensemble, à l’âge qu’on a et tout ce qu’on a vécu. J’adorerais ça. J’aimerais cela plus que tout», dit-il.

Il sera assurément de la première du spectacle «Juste une p’tite nuite» du Cirque du Soleil, le 18 juillet prochain.

Dédé Fortin ne sera pas personnifié directement. Les spectateurs vont plutôt suivre une paire de bottes qui sera portée tour à tour par les artistes.

Il n’y aura pas de référence à son décès ni de clin d’œil au référendum du 30 octobre 1995, date du lancement du deuxième album des Colocs, car Dédé Fortin était très nationaliste.

«C’est aux gens qui vont recevoir ce qui est dans les chansons de faire des liens, ou de le coller à leurs réalités. Si on commence à le faire, ça devient un cours d’histoire», dit le metteur en scène Jean-Guy Legault.

Nouveau papa à 55 ans

La conjointe de Jimmy Bourgoing, Marie-Ève Barette, devrait par ailleurs afficher un ventre arrondi lors de la première, puisque le couple attend son premier enfant. À 55 ans, cette grossesse est reçue comme un cadeau pour le batteur, d’autant plus qu’il a eu peur de mourir en octobre dernier.

Le musicien s’est levé avec une violente douleur au ventre le matin du 18 octobre. Les médecins lui ont annoncé qu’une tumeur menaçait de traverser son côlon. Il est ressorti 12 jours plus tard, après s’être fait retirer le tiers de son côlon.

«J’ai eu peur de mourir énormément, parce que j’ai perdu mes parents du cancer», dit-il.

Néanmoins, il s’en est sorti sans chimiothérapie, sans sac, et est considéré comme guéri.

Dans la même catégorie