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Dès le 24 avril

Le dénombrement des itinérants critiqué par un organisme de Sherbrooke

Marika Simard | TVA Nouvelles

La Table itinérance de Sherbrooke (TIS) remet en question le dénombrement des personnes vivant de l'itinérance qui sera réalisé en Estrie et dans 10 autres régions du Québec, à partir du 24 avril prochain.

Ce deuxième bilan permettra au gouvernement de mieux comprendre les réalités auxquelles sont confrontés les itinérants, particulièrement les jeunes, les femmes et les autochtones.

«Nous côtoyons les itinérants au quotidien. Ils n'ont qu'à passer nous voir, s'ils veulent connaître leurs besoins, a dit François Lemieux, porte-parole du regroupement. Nous trouvons ça frustrant de voir qu'ils investissent de l'argent dans un recensement, alors que les ressources sont manquantes.»

Les besoins essentiels des personnes vivant en situation d'itinérance sont l'hébergement temporaire, le service de repas et le soutien psychologique.

«Il y a six ans, j'étais dans la rue, je laissais mon appartement, mes affaires. Dans mon cas, c'est la drogue qui m'a amené dans la rue. Ce qui m'a sorti de là, c'est parce que quelqu'un m'a tendu la main et je l'ai tenu jusqu'au bout», a confié Simon Morin.

Pour réaliser ce dénombrement, le gouvernement déploiera des bénévoles sur le terrain, qui auront pour tâche de distribuer des questionnaires aux personnes dans la rue. L'initiative est coordonnée par les centres intégrés de santé et de services sociaux et les centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux.