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Victimes d’actes criminels

Le gouvernement manque de compassion, croit un Sherbrookois

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

Un Sherbrookois dénonce le manque d'empathie et de compassion du gouvernement québécois envers les victimes d'actes criminels.

Inapte au travail à la suite d'un accident de tracteur et une opération à la colonne vertébrale, Denis Poulin a été agressé sexuellement quand il était enfant.

Bénéficiaire de la solidarité sociale, il reçoit la prestation maximale pour une personne vivant seule, soit 1035 $ ainsi qu'un supplément pour son logement de 80 $.

Pour les préjudices encourus à la suite des agressions, l'IVAC lui a versé en 2016 une indemnité totalisant un peu plus de 7200 $.

On lui a dit qu'elle n'était pas imposable. Ce qu'il ignorait toutefois, c'est que l'indemnité est considérée comme un revenu.

Dépassant ainsi le plafond maximal des 200 $ qu’il a le droit de toucher par mois en sus de sa prestation, le ministère de la Solidarité sociale a cessé de lui verser son supplément au logement et amputé son chèque mensuel de 80 $.

L'homme de 58 ans s'est plaint à son député, Guy Hardy, qui a fait les vérifications. La réponse n'est toutefois pas celle qu'il espérait. «La loi sur la sécurité du revenu est ainsi faite, on n'y peut rien», a déploré Denis Poulin.

L'homme considère cette façon de faire comme un manque de compassion envers les victimes d'actes criminels. «Le gouvernement dit: "on va vous aider", mais en bout de ligne il nous punit. Est-ce que ça va décourager des personnes de dénoncer des crimes? Je pense que oui. C'est assez difficile d'être victime une fois, de l'être deux fois, c'est encore plus difficile», a-t-il mentionné.