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Rémunération du PDG d’Hydro-Québec

L’opposition dénonce une «orgie de hausses de salaire libérale»

Patrick Bellerose | Agence QMI

Periode des questions

Simon Clark/Agence QMI

La hausse de salaire du PDG d’Hydro-Québec, Éric Martel, a été dénoncée par le PQ et la CAQ mercredi.

«Après les médecins, les dirigeants de Bombardier, la Caisse de dépôt, c'est maintenant le salaire du P.D.G. d'Hydro-Québec qui explose sous le régime libéral», a déploré le critique péquiste en matière d’économie, Alain Therrien, lors de la période de questions au Salon bleu. Il a qualifié le tout d’«orgie de hausses de salaire libérale».

La rémunération du PDG d’Hydro-Québec est passée de 647 263 $ en 2016 à 815 466 $ en 2017, en incluant le salaire et le boni à la performance.

«Coudon, vous graissez votre gang avant de vous en aller?», a lancé Alain Therrien à l’intention du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau.

La veille, le critique péquiste avait dénoncé la hausse de la rémunération moyenne des employés de la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui a doublé depuis 2013.

«Choquant»

Du côté de la CAQ, François Bonnardel a dit trouver «extrêmement choquant de voir l’augmentation de salaire du PDG d’Hydro-Québec».

«Il n’y a pas de Québécois et de Québécoises qui, eux, ont une augmentation de salaire de cette importance», a affirmé le leader parlementaire de la CAQ.

François Bonnardel a demandé que le ministre Moreau «dévoile sur quelle évaluation» se base la hausse de rémunération d’Éric Martel.

Sous un éventuel gouvernement de la CAQ, le salaire du PDG serait-il revu à la baisse ? «Il faut évaluer, dit François Bonnardel. Si le PDG d’Hydro-One ou d’autres entreprises similaires en Amérique du Nord méritent un salaire similaire, d’accord.»

4,4 millions $ en Ontario

Quelques heures plus tard, le ministre Pierre Moreau a rappelé en chambre que le PDG d’Hydro-One reçoit une rémunération annuelle de 4,4 millions$ «avec une rentabilité beaucoup moins grande».

«À l'intérieur des sociétés d'utilité publique, en Amérique du Nord et ailleurs au Canada, il aurait aussi une rémunération supérieure à ça», a-t-il ajouté. Le constat est le même dans les autres grandes entreprises privées du Québec.

«Lorsqu'on veut avoir les meilleurs, on les paie», a affirmé Pierre Moreau.

En entrevue avec Pierre Bruneau au TVA Nouvelles, Éric Martel a aussi fait valoir que ses homologues ailleurs au Canada sont beaucoup mieux rémunérés. L’ex-haut gradé de Bombardier souligne que son «salaire a diminué d’à peu près 60%, 70%» en passant au public.

«Je voulais rendre service au peuple québécois», dit-il.

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