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Imposition d’une quantité limite

Ordures : les Gatinois devront payer 5$ du sac excédentaire

TVA Nouvelles

La Ville de Gatineau prend les grands moyens pour réduire ses déchets alors que ses citoyens devront dès l’été prochain respecter une quantité limite d’ordures et payer pour l’excédent.

Dès le 15 juillet prochain, non seulement les matières compostables seront interdites dans les ordures, mais la limite du contenant d’ordures ménagères sera limitée à 120 litres par collecte, soit aux deux semaines.

Les citoyens qui produisent plus de déchets que la limite permise devront débourser 5$ du sac supplémentaire.

«Les gens vont devoir acheter les sacs ou acheter les étiquettes qu’ils vont coller sur des sacs qu’ils ont à la maison et c’est à ce moment que le principe d’utilisateur-payeur va s’appliquer», a expliqué en entrevue à Mario Dumont la conseillère municipale Maude Marquis-Bissonnette, précisant que les sacs qui ne répondront pas à ces critères ne seront pas ramassés.

Gatineau dit avoir pris cette décision pour se conformer à la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles qui impose aux municipalités de réduire les quantités de déchets qui prennent la route des sites d’enfouissement.

Le plan 2016-2020 de Gatineau prévoit pour sa part de réduire les déchets de 45% d’ici deux ans. Or, les pratiques mises en place jusqu’à maintenant n’ont pas porté leurs fruits.

«Il n’y a pas eu de baisse significative de la quantité de déchets produits depuis l’implantation de la collecte des matières compostables en 2010. Le taux de participation des citoyens stagne. Chaque année, 17 000 tonnes de matières compostables se retrouvent aux ordures ménagères», affirme la Ville, qui estime que ses objectifs sont pourtant réalistes.

«On a une bonne idée de ce qui se retrouve dans les poubelles à Gatineau et on sait que les familles sont capables de se conformer à ces objectifs, mais c’est nécessaire pour y arriver de composter, de recycler et de mettre les encombrants à part», affirme Maude Marquis-Bissonnette.

Quant à savoir si elle craint que des citoyens récalcitrants se débarrassent de leur surplus d’ordures dans les conteneurs de commerces ou ailleurs, la Ville se dit peu inquiète.

«Les études démontrent que quand les gens ont plus d’ordures, ils ne vont pas les répandre un peu partout. Évidement, des fois ça arrive et, dans ce cas, il y a le règlement des nuisances qui s’applique», conclut la conseillère Marquis-Bissonnette.