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«Exploitation»

Québec solidaire veut rémunérer le stage final des futurs enseignants

Agence QMI

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Québec solidaire s'engage à rémunérer le dernier stage des étudiants en enseignement, considérant que leur situation actuelle est «littéralement de l’exploitation».

«Ils font leur stage de manière bénévole. En fait, encore pire, ils le font à leurs frais parce qu'ils doivent payer leurs frais de scolarité», a indiqué le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, lors d’un point de presse, mercredi matin.

«Les futurs profs ne devraient pas être considérés comme du "cheap labor", ils devraient être considérés comme la crème de la société québécoise», a-t-il ajouté.

QS chiffre sa promesse électorale à environ 20 millions $. Le dernier stage en enseignement implique la prise en charge complète d’une classe pour une durée variant de 9 à 12 semaines. La réussite du stage est conditionnelle à l’obtention du brevet d’enseignement.

Par ailleurs, la formation de gauche aimerait d’ailleurs voir la rémunération des stages s’étendre à d’autres corps de métier, sans toutefois s’engager formellement en ce sens.

«À Québec solidaire, on appuie une politique d'encadrement puis de compensation financière de tous les stagiaires. Évidemment, il n'y a pas de solution mur à mur», a expliqué M. Nadeau-Dubois.

Proulx s’y intéresse

Interrogé sur le sujet lors de la période de questions, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a tenu à rappeler que le sujet fait déjà l’objet de discussions au gouvernement.

«Il y a une réflexion très avancée [sur le sujet] à l’intérieur du ministère», a-t-il indiqué.

«Je suis très conscient des représentations que les étudiants font, et de la capacité de payer du gouvernement dans un tel contexte», a-t-il ajouté, sans préciser d’échéancier.

Quant à la possibilité que des sommes soient promises dès la présentation du budget, le 27 mars prochain, le ministre Proulx s’est gardé de se prononcer.

En novembre dernier, la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, avait déjà indiqué «regarder la question».

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