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Éducation

Québec veut favoriser la formation professionnelle à temps partiel

Daphnée Dion-Viens

 - Agence QMI

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/AGENCE QMI

Québec lance des projets-pilotes pour favoriser l’accès à la formation professionnelle à temps partiel, mais l’initiative est jugée «totalement insuffisante» par la Centrale des syndicats du Québec.

Le gouvernement Couillard a annoncé mercredi que 2,5 millions $ seraient utilisés pour inciter les commissions scolaires à accueillir davantage d’élèves à temps partiel en formation professionnelle, dans le cadre de projets-pilotes. Lors de journées de réflexion qui ont eu lieu au début du mois de février, plusieurs participants ont réclamé davantage de flexibilité pour faciliter l’accès à cette formation spécialisée.

Or, la somme annoncée par Québec est décriée par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). «Ce sont des miettes! L’annonce d’aujourd’hui est totalement insuffisante, surtout venant d’un gouvernement qui dit vouloir s’occuper de la rareté de la main-d’œuvre», a dénoncé par communiqué Louise Chabot, présidente de la CSQ.

«Nous ne sommes plus à l’heure des projets-pilotes. Nous revendiquons depuis plusieurs années de permettre la fréquentation à temps partiel en formation professionnelle», a-t-elle poursuivi.

Pour y arriver, des modifications doivent être apportées au régime pédagogique et le financement doit être «ajusté en conséquence», selon la CSQ.

Formation en entreprise

Québec poursuit par ailleurs le déploiement de la formation professionnelle en entreprise, sur le modèle allemand, en ajoutant 14 nouveaux parcours, pour un total de 26. Cette formule prévoit que jusqu’à 50 % des apprentissages se déroulent en milieu de travail.

Dans la région de Québec, cette formule sera offerte par la Commission scolaire des Premières-Seigneuries dans les formations en conseil et vente de pièces d’équipement motorisé ou en assistance à la personne en établissement et à domicile.

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a déjà indiqué qu’il veut rendre la formation professionnelle plus attrayante pour contrer la pénurie de main-d’œuvre au Québec, qui cause des maux de tête à plusieurs employeurs.

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