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Le petit Ariel toujours introuvable

Une grande marche de solidarité avec la famille Kouakou

Frédérique Giguère | Agence QMI

Une centaine de personnes ont pris part à une marche, samedi, pour démontrer leur solidarité avec les parents d'Ariel Jeffrey Kouakou, disparu depuis lundi midi, moment où il a quitté le domicile familial d'Ahuntsic-Cartierville pour se rendre chez un ami.

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Le groupe est parti des Galeries Normandie, où se trouve le poste de commandement installé par la police de Montréal. De là, les participants ont marché une trentaine de minutes pour se rendre jusqu'à la résidence du petit disparu.

Les parents de l'enfant de 10 ans se sont alors joints à la marche qui s'est terminée à l'endroit où il a été vu pour la dernière fois, tout près de chez son ami.

 

«Merci beaucoup aux autres communautés de partout, qui sont tout le temps avec nous, qui partagent notre douleur, notre affliction», a déclaré le père d'Ariel, la voix étranglée par un sanglot.

«Tout ce qu'on veut, c'est Ariel. Nous accordons déjà notre pardon à celui qui, nous ne connaissons pas son intention, mais qui l'a avec lui. Nous savons que cette personne n'est pas forcément méchante et qu'elle va être sensible à notre douleur et nous ramener notre fils», a poursuivi l'homme dans un vibrant appel à collaborer.

 

Toujours des recherches

Une cinquième journée de recherches se tenait, ce samedi, pour tenter de retrouver Ariel Jeffrey Kouakou, ou à tout le moins des indices permettant de comprendre ce qui a bien pu se passer pour qu'il ne redonne pas signe de vie depuis maintenant cinq jours.

Le paramédic Jimmy Fournier, un bénévole à l'oeuvre depuis mardi, a déployé des équipes sur le terrain pour aider la famille Kouakou et ratisser le secteur en complément de la police.

 

«Je pense qu'ils ont vraiment besoin d'aide», a-t-il expliqué sur les ondes de LCN, se sentant par ailleurs fortement interpellé par ce drame parce qu'il est lui-même le père de deux enfants.

En milieu d'avant-midi, une cinquantaine de bénévoles s'activaient pour aider aux recherches. Une centaine de policiers à la retraite devaient s'y greffer en cours de journée.

Le programme de la journée comportait principalement du porte-à-porte et la vérification de cours arrière.

L'enquête piétine

Vendredi, faute de piste, la police de Montréal est revenue sur ses pas, repassant au peigne fin un quadrilatère d’environ 400 mètres carrés situé autour de la résidence de l’enfant.

Au quatrième jour des recherches, les autorités ont laissé tomber une bonne partie de l’artillerie lourde déployée jusqu’à maintenant. La cavalerie, les embarcations nautiques et l’hélicoptère de la Sûreté du Québec n’ont pas été appelés en renfort.

De nombreux bénévoles ont toutefois continué à sillonner le secteur et à distribuer des avis de recherche.

Toutes les images des caméras de sécurité récoltées jusqu’à présent ont été visionnées à nouveau par les enquêteurs afin de trouver une nouvelle piste.

«On veut s’assurer de n’avoir rien manqué, d’avoir analysé la moindre piste», a indiqué l’agent Jean-Pierre Brabant, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Une information selon laquelle Ariel aurait été aperçu dans le secteur d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, a été qualifiée de non fondée par le SPVM, qui dit avoir effectué des vérifications.

Soulignons que les collègues du père d’Ariel, Kouadio Frédéric Kouakou, enseignant dans une école primaire de l’arrondissement de Lachine, ont lancé une campagne de sociofinancement afin de venir en aide à la famille: gofundme.com/disparition-d039ariel-jeffrey-kouakou.

- avec TVA Nouvelles

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