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Selon une étude

Quitter Facebook réduirait le stress, mais...

Marie-Renée Grondin - Agence QMI

Facebook fait désormais partie intégrante de bien des vies. Et si ce média social était une source considérable de stress? Des chercheurs concluent qu’il serait mieux pour la santé de s’en éloigner...

En effet, des scientifiques de l’Université du Queensland et de l’Australian Catholic University se sont intéressés aux effets de l’abandon de Facebook sur la santé mentale et le bien-être.

Les résultats de leur étude intitulée The Burden of Online Friends ont été publiés dans le Journal of Social Psychology.

Les chercheurs ont analysé 138 utilisateurs actifs de Facebook. Les participants ont été séparés en deux groupes; un dont les individus ont dû quitter le média social pendant une semaine et l’autre où les sujets devaient conserver leurs habitudes en ligne.

Après une semaine, les scientifiques ont mesuré leur concentration de cortisol, soit l’hormone du stress, ainsi que le stress perçu et leur bien-être en général. Au cours de cette expérience, ils ont aussi posé une série de questions aux participants concernant leur humeur, leur solitude et leur satisfaction de vivre.

Comparativement au groupe qui n’a pas changé ses habitudes, les participants qui devaient abandonner Facebook ont enregistré des taux de cortisol inférieurs aux autres sujets.

Ces résultats suggèrent que d’abandonner le média social à court terme permet d’améliorer le niveau de stress.

Par contre, bien que l’utilisation de Facebook leur causait du stress, de nombreux participants étaient heureux de retourner sur la plateforme. Certains disaient avoir l’impression d’être «passés à côté» de bien des choses.

L'auteur principal de l'étude, Eric Vanman, a expliqué que le fait d’avoir cette impression peut même occasionner l’effet inverse.

«Par exemple, il se peut que le fait d’abandonner Facebook pendant les premiers jours réduise le stress, mais plus on a l'impression de manquer quelque chose, plus le cortisol recommence à augmenter», dit-il.

Le chercheur et ses collègues soupçonnent que ces effets ne sont pas uniquement reliés à Facebook. Ces derniers croient qu'une plus vaste étude à ce sujet est nécessaire.

D’ici là, de courtes pauses de Facebook sont conseillées!

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