/regional/centreduquebec

Drummondville

Un chaton naît avec deux visages

Amélie St-Yves - Agence QMI

Amélie St-Yves - Agence QMI

Un chaton qui a fait sursauter sa maîtresse parce qu’il est né avec deux visages a survécu pendant un peu plus de 24 heures.

Mimine, une chatte de 2 ans, a mis bas dans la nuit de dimanche à lundi à Drummondville.

L’unique chaton de la portée n’avait pas encore de nom, mais il avait quatre yeux, deux museaux et deux gueules.

Il miaulait et parvenait à s’alimenter avec son visage droit, alors que la partie gauche était inerte.

« Vers 2 h 30 du matin, j’ai entendu les premiers cris. Je suis allée voir, j’ai vu qu’elle était en train de laver un bébé. Je l’ai laissée aller », raconte Anik Chenard, sa maîtresse.

Décès

À la lueur du jour, elle est allée voir sa chatte, l’a mise dans une boîte en carton, puis a pris le bébé pour le mettre avec sa mère. Elle a eu tout un choc quand elle a vu sa tête.

« J’étais à moitié réveillée, j’ai vraiment fait le saut. Je suis allée voir mon chum tout de suite en disant : “il a deux visages, il a deux visages” », raconte-t-elle.

Lundi, les cliniques vétérinaires étaient fermées. Anik Chenard n’arrivait pas à voir si le chaton tétait sa mère, elle lui a alors préparé un mélange de lait, de sirop de maïs et de jaune d’œuf, et l’a nourri à la seringue.

Elle a finalement retrouvé le félin mort mardi, une demi-heure avant le rendez-vous chez le vétérinaire.

« On s’attache vite à ces petites bêtes-là », dit Mme Chenard, triste, mais consciente que c’était peut-être la meilleure chose qui pouvait arriver.

Aberration génétique

Un chat qui naît avec deux visages est extrêmement rare, selon la vétérinaire Annie Ross, qui n’a jamais vu ça en 25 ans de pratique. Elle reconnaît toutefois en avoir entendu parler deux ou trois fois. Elle n’a pas examiné le chaton, mais fait un rapprochement avec les siamois chez les humains.

« Oui, ça peut arriver que les animaux naissent avec deux visages, et pas seulement chez les chats. C’est vraiment une altération génétique très rare. Heureusement, car ce n’est pas très viable en médecine vétérinaire », explique-t-elle.