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Bécancour

Réclamation de 19 millions $ d'ABI: le syndicat parle d'intimidation

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Le syndicat des Métallos voit dans le recours de 19 millions $ intenté à son endroit par l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) une simple stratégie de négociation et parle même d'intimidation.

«C'est sûrement une stratégie pour démoraliser les gens, pour essayer de leur faire porter l'odieux parce que l'employeur a de la difficulté à justifier son lock-out», a dit jeudi Clément Masse, président du syndicat.

ABI veut obtenir un dédommagement pour l'effet des perturbations causées par les moyens de pression dans l'aluminerie dans les semaines ayant précédé le déclenchement du lock-out, le 11 janvier dernier.

La compagnie invoque des actes illégaux, une grève illégale, une grève du zèle, des ralentissements, des refus de faire des heures supplémentaires, des bris de matériel, de mauvaises méthodes et des erreurs grossières.

ABI plaide que la production de métal en a souffert, que le nombre de coulées a été moins important que ce qui était attendu. Le recours par voie de grief vise le syndicat et ses officiers.

Le député caquiste de Nicolet-Bécancour voit dans ce geste un signal qu'il est grand temps de trouver une solution pour assainir le climat et les relations de travail dans l'aluminerie.

«Il faut arrêter de se braquer les uns contre les autres. Il faut se rasseoir ensemble. Il faut discuter. On règlera la convention collective par la suite, mais à ce moment-ci, le besoin est de rétablir la confiance entre les deux parties», a dit Donald Martel.

Il est arrivé lors de précédents conflits qu'ABI adresse des réclamations au syndicat. Ces recours étaient toutefois de moindre importance. Ils avaient chaque fois été réglés au moment de la signature de la convention collective.

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