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Message de sensibilisation

Leur poupon a failli mourir sous un coussin

Axel Marchand-Lamothe | Agence QMI

AXEL MARCHAND-LAMOTHE/AGENCE QMI

Une petite famille de l’Estrie, dont le poupon de quatre mois a été sauvé in extremis après s’être étouffé sous un coussin en dormant le matin de Pâques, souhaite que sa mésaventure sensibilise d’autres parents face à ce geste commun.

« Si on s’en rendait compte 10 minutes plus tard, c’était fini selon les médecins », confie avec émotions Sébastien Paquin, le père du petit Loïc.

Pour une raison que lui et sa conjointe Cynthia Arseneault ne s’expliquent toujours pas, le bambin s’est glissé sous un coussin et s’est étouffé alors qu’il dormait.

« On l’avait placé au centre de notre lit, avec des oreillers sur les bords pour qu’il ne tombe pas. Ce que n’importe quel parent ferait », raconte la mère âgée de 29 ans.

Quand ils l’ont sorti de sa fâcheuse position, il avait le visage bleu avec des teintes grisâtres. « Ce ne sont certainement pas de belles images à voir », soupire la maman.

Loïc est parvenu à reprendre sa respiration de lui-même, mais il était mou et ne restait pas éveillé. « J’ai mon cours de RCR. Je ne sais pas si j’aurais été en mesure de m’en rappeler s’il avait fallu le réanimer », ajoute Mme Arseneault

« Tous les parents devraient suivre un cours de premiers soins autant pour se rassurer que pour peut-être être capable de sauver la vie de son enfant », soutient Sylvie Santerre, coordonnatrice pour la Croix-Rouge.

Elle rappelle qu’il ne suffit que de quatre à six minutes après un arrêt cardio-respiratoire pour subir des dommages permanents.

Risque

Ce n’est pas dans les habitudes du couple de Cleveland près de Richmond de coucher leur dernier né sur leur lit. D’ailleurs, Santé Canada déconseille l’utilisation d’oreillers, de coussins ou d’objets rembourrés dans le lit d’un nourrisson en raison des risques de suffocation.

Ce matin-là cependant, Loïc s’est endormi dans les bras de sa mère qui l’a allongé dans la chambre des maîtres pour permettre à leurs deux autres enfants de jouer au deuxième étage de leur résidence.

Après avoir ramassé un dégât dans le salon, Mme Arseneault est allée s’assurer que son bébé poursuivait bien sa sieste. C’est à ce moment qu’elle a découvert le nourrisson inerte.

La famille souhaite maintenant que leur mésaventure sensibilise les autres parents à être vigilants si leur enfant dort entouré par des coussins.

« Ça peut arriver à n’importe qui. On ne peut pas se culpabiliser, on a voulu le protéger », mentionne le père de 35 ans.

Loïc ne devrait garder aucune séquelle grâce à l’intervention des premiers répondants que la famille tenait à remercier.