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Partage des contrats à Saint-Jérôme et Laval

Un ancien vice-président de CIMA + radié pour 20 mois

Matthieu Payen | Agence QMI

Louis Farley, Vice President, CIMA+.

QMI Agency

L’un des personnages-clés de la collusion qui régnait à Laval et Saint-Jérôme dans les années 2000 vient d’être radié 20 mois pour l’Ordre des ingénieurs en plus de devoir payer une amende de 25 000$.

Les sanctions s’accumulent contre l’ex-vice-président de la firme CIMA+, Louis Farley.

Après avoir écopé en 2017 de 2 ans de prison moins un jour à purger dans la collectivité pour complot, fraude et corruption dans les affaires municipales, l’ingénieur vient de recevoir une forte sanction disciplinaire.

M. Farley avait plaidé coupable en décembre devant l’Ordre des ingénieurs (OIQ) d’usage de procédés malhonnêtes ou douteux, de manque d’intégrité et de conflits d’intérêts en participant à un système de partage des contrats publics entre plusieurs firmes d'ingénierie.

D’abord à Saint-Jérôme de 2002 à 2008, puis à Laval en 2008 et 2009, Louis Farley faisait le lien entre CIMA+ et les directions des services d’ingénierie des Villes afin de truquer le processus d'appel d'offres.

L’ex-vice-président a également autorisé sa compagnie à faire de la fausse facturation pour payer en argent comptant une ristourne de 2 % exigée par le parti de Gilles Vaillancourt à Laval.

Manque de collaboration

Dans sa décision, le conseil de discipline de l’OIQ relève que M. Farley n’avait pas collaboré à l’enquête et n’a pas exprimé de «repentir»

Lors du plaidoyer de culpabilité, l’avocat de l’ingénieur, Me Jean-Claude Dubé, justifiait le refus de son client de parler au syndic de l’Ordre en raison de sa poursuite en cours au criminel.

«On sait que les enquêteurs des ordres professionnels parlent avec les enquêteurs de la police. C’est pour ça que M. Farley n’a pas souhaité répondre aux questions de son ordre», assurait Me Dubé.

M. Farley, qui cumule près de 30 ans d’activité comme ingénieur, s’était réinscrit récemment au tableau de l’Ordre des ingénieurs.

«Les sanctions recommandées auront un impact immédiat sur [sa] carrière», a insisté le conseil de discipline.

L'avocat de M. Farley n'a pas répondu à la demande d'entrevue formulée lundi.

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