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Shawinigan

Agression sexuelle à l’école

Amélie St-Yves

 - Agence QMI

 Un ancien technicien en audiovisuel d’une école secondaire a été condamné à 90 jours de prison pour avoir embrassé et déshabillé une adolescente de 16 ans dans l’auditorium d'une école.

Keven Fraser s’est rapproché d’une adolescente de l’école secondaire Du Rocher à Shawinigan, où il travaillait comme technicien en audiovisuel.

Le 14 avril 2016, il l’a amenée à l’auditorium, où il l’a embrassée et lui a dénudé la poitrine. Il a toutefois cessé ses attouchements dès que la victime l’a demandé.

Trop peu trop tard, selon la juge Guylaine Tremblay, qui a déclaré l’homme coupable d’agression sexuelle et d’attouchements alors qu’il était en position d’autorité, au terme d’un procès.

«Elle lui a dit qu’elle avait confiance en lui. Elle était flattée qu’un adulte s’intéresse à elle et il en a abusé», a dit la juge, mardi, lors du prononcé de la peine.

Elle a expliqué que l’homme, qui avait 24 ans à l’époque, a commis une agression sexuelle, car il n’a pas validé le consentement de la victime avant de s’adonner à ces gestes sur elle.

Keven Fraser a été condamné à 90 jours de prison discontinue, en plus d’être inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité et de devoir fournir un échantillon d’ADN. Il avait été suspendu, puis avait perdu son emploi à la suite des événements.

Victime intimidée

La juge a aussi rappelé mardi que la victime a dû changer d’école après avoir dénoncé, car elle était victime d’intimidation sur Facebook.

L’adolescente, dont on doit taire l’identité, avait pris la parole à ce sujet aux représentations sur sentence en février.

«On me traitait de salope, de plein de noms. J’étais démolie ben raide. Je ne savais pas comment réagir. Déjà que c’est dur porter plainte, de faire le pas et de foncer. De voir des élèves en qui je faisais confiance me briser, ça a été le bout du rouleau», avait-elle dit.

Elle a aussi dit avoir fait une rechute de drogue, une tentative de suicide et dit avoir maintenant besoin de médicaments pour dormir, en plus de souvent manquer l’école.

Dans une déclaration écrite remise au tribunal, la victime affirme aussi ne plus aller à Shawinigan, car elle a peur de revoir l’accusé, qu’elle a peur de subir des représailles de ses proches et de vivre encore de l’intimidation.

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